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Côte d’Ivoire: Le Panel peaufine ses propositions

Aucun des participants n’a fait de déclaration à  l’issue de la réunion qui a duré plus de six heures. « Le travail progresse », a simplement dit le président tanzanien Jikaya Kikwete. Avec Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Idriss Deby Itno (Tchad), M. Kikwete fait partie du panel créé fin janvier par l’UA afin de trouver des solutions pour dénouer la crise ivoirienne née de l’élection présidentielle du 28 novembre. Le regain de violences à  Abidjan, o๠au moins trois partisans d’Alassane Ouattara ont été tués samedi par les forces de sécurité loyales à  son rival, le président sortant Laurent Gbagbo, « a été longuement évoqué. Les chefs d’Etat devraient se rendre comme prévu ce lundi à  Abidjan pour y présenter les résultats de leurs travaux à  MM. Gbagbo et Ouattara, ce dernier étant reconnu président par la quasi-totalité de la communauté internationale. Jean Ping, président de la Commission de l’UA, Saà¯d Djinitt, représentant des Nations unies en Afrique de l’Ouest, des responsables de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao), et les experts du panel qui, après une mission à  Abidjan début février, ont rédigé un rapport contenant des propositions de sortie de crise, ont également participé à  la rencontre. « Les répercussions négatives de cette crise que nous déplorons vivement, affectent durement le peuple ivoirien frère, la sous-région, et l’Afrique dans son ensemble », a déclaré le président Ould Abdel Aziz, président du panel, au début de la réunion. Il a émis l’espoir que les contributions « des experts nous guideront dans nos choix et que nous aboutirons à  une issue pacifique qui préserve la paix, la stabilité et la démocratie en Côte d’Ivoire et renforce l’unité et la cohésion du peuple ivoirien ». La réunion s’est déroulée en deux phases, avec d’abord une présentation de leur rapport par les experts avec échange de vues, puis ensuite un examen des options possibles au règlement de la crise. Les chefs d’Etat soumettront ces options aux deux rivaux ivoiriens à  Abidjan et auront jusqu’au lundi 28 février pour présenter des solutions à  caractère « contraignant » pour les deux camps. Mais la marge de manœuvre du panel est très étroite, les deux camps ayant émis de sérieux doutes sur sa composition et ses chances de réussite. Pour Laurent Gbagbo et ses partisans, la présence de Blaise Compaoré, accusé d’avoir pris fait et cause pour Alassane Ouattara et l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui le soutient est intolérable. Guillaume Soro, Premier ministre d’Alassane Ouattara, a redit dimanche à  un journal français ne pas croire à  la réussite de la médiation, « parce que Laurent Gbagbo n’acceptera jamais d’entendre qu’il a perdu les élections et qu’il doit céder le pouvoir ». Unanime au départ pour reconnaà®tre la victoire d’Alassane Ouattara comme une écrasante majorité du reste du monde, l’UA est ensuite apparue divisée.

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