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Le Cameroun aussi veut faire sa révolution

Le mot d’ordre est venu du Social Democratic Front, dirigé par l’opposant John Fru Ndi, qui a appelé les partisans à  se révolter contre le régime de Paul Biya. Mercredi, les manifestants se sont mobilisés sur une place de la capitale économique à  Douala. Mais l’appel a été très peu suivi et les forces de l’ordre sont intervenus pour mater le mouvement. Quelques leaders de l’opposition ont ensuité été interpellés puis relâchés. La vague révolutionnaire qui agite le monde arabe, peine à  toucher le monde noir. « Je ne pense pas que le Cameroun soit le Maghreb. Le Cameroun C’’est bien le Cameroun et je crois que la situation est totalement différente, ironise Owona Kono député du parti dirigeant. Il faut aussi qu’on soit respectueux de l’ordre républicain », a fait savoir un responsable du RDCP, le parti au pouvoir. L’opposition elle se défend d’avoir essayé. Sur RFI, Pierre Abama Kpama, président du Manidem, un petit parti d’opposition, estime que l’essentiel était ailleurs : « l’important C’’était quand même de montrer notre détermination et des populations qui à  un moment ou à  un autre ont douté de la capacité des leaders politiques d’affronter les forces de l’ordre peuvent à  nouveau compter sur nous, va permettre que les populations nous fasse de plus en plus confiance et d’aller vers une victoire dont nous de doutons pas.» Quant aux manifestants, ils ont pendant quelques heures ce 23 février, ressenti l’agitation populaire, qui caractérise le Nord de l’Afrique. Il n’est pas impossible que d’autres pays veuillent faire pareil. La grogne est palpable au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou ailleurs, mais la détermination est-elle la même ? Pour faire tomber les présidents à  vie.

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