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Evasion du prisonnier tunisien : Que s’est-il réellement passé ?

Les circonstances autour de l’évasion de l’auteur de l’attentat manqué contre l’Ambassade de France, restent encore floues quant aux mesures de sécurité entourant sa détention. Son nom: Béchir Sinoun; 24 ans. Le 5 janvier dernier, il fait exploser une bonbonne de gaz devant l’ambassade de France. L’enquête révèle ensuite qu’il est un élément déchu d’une mouvance d’AQMI et qui en agissant de la sorte, aurait voulu impression ses chefs. Manqué, Béchir Sinoun est interpellé le même soir et mis sous surveillance dans les locaux de la sécurité d’état. On n’entend plus parler de lui jusqu’à  ce lundi soir. Une radio mondiale révèle alors son évasion. Laxisme des autorités Selon le journal l’Indépendant : « Il était placé sous haute surveillance et des consignes particulières, prévues pour de tels cas, devaient lui être appliquées. Il était censé être systématiquement menotté avant d’être enfermé ; être cagoulé pour tout déplacement dans l’enceinte de la SE ; être accompagné dans chacun de ses déplacements vers la salle d’interrogatoire par deux hommes en armes ; n’avoir à  sa portée dans sa cellule aucun matériel non autorisé par le Directeur général de la SE ; des rondes sont censées être effectuées toutes les deux heures pendant la journée et chaque heure pendant la nuit ; à  chaque ronde, le chef de poste devant s’assurer de l’état de la salle de détention et du détenu ; enfin un compte rendu quotidien est établi dans le registre de garde fourni à  cet effet. L’indépendant révèle aussi le laxisme des gardes, censés assurer la sécurité du détenu. Pour dit-on aller boire du thé : « Fait significatif à  relever, Béchir Sinoun était placé sous la garde de militaires. C’est l’un de ceux-ci, un soldat de 2ème classe, qui a failli à  son devoir. Vers 23 heures, dans la nuit du lundi 28 février, il abandonne la garde devant la cellule o๠était enfermé le Tunisien pour venir prendre du thé de l’autre côté du bâtiment affecté au chef de poste. A quatre heures du matin, l’équipe de relève constatera que le détenu n’était plus dans sa cage. Des recherches rapides aboutiront au triste constat : l’oiseau s’est bien envolé ». Evadé ou fait évader ? Passé la surprise, le président réagit en limogeant le colonel Mamy Coulibaly, chef de la sécurité d’état. Voulant sans doute faire preuve de fermeté dans les sanctions contre toute tentative de nature terroriste, malheureusement, révèle, une autre source, le colonel déchu, serait en voie d’obtenir une autre promotion. A vérifier. Par ailleurs, d’autres sources soutiennent que le prisonnier aurait été volontairement évadé. Une hypothèse que réfutent les éléments de la sécurité d’état. L’homme est-il déjà  en Tunisie ou a t’il cherché à  rejoindre les éléments d’AQMI ? Quoi qu’il en soit, l’affaire a fait mouche et de nombreuses questions restent en suspens. Surtout, cette évasion donne une image médiocre de la surveillance d’état au Mali.

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