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Crises Ivoirienne et Libyenne : Le silence coupable d’ATT

Que cache le silence du président ATT, face aux crises ivoirienne et libyenne, et qui secouent la sous région ouest africaine, alors que les médiations Africaines n’ont jusqu’ici rien donné. Indifférence ou inquiétude ? De l’analyse des deux situations, il ressort que le silence de ATT est coupable . A à  la rencontre régionale de l’Union Africaine, au sujet de la crise ivoirienne, le Mali a brillé par son absence. Le président malien se tait à  cause des liens étroits qui l’unissent à  ces personnalités politiques. Le jeu de la diplomatie requiert des critères de choix. En effet, si intérêts il y à  défendre, le Mali ne devrait-il pas s’afficher et énoncer clairement sa position. Surtout que l’opinion publique connaà®t ces intérêts avec ces deux pays. Selon une source proche de la présidence, ATT aurait souhaité ne pas être là  en ce moment de crise chez ses « amis ». La preuve, il n’a rien dit après l’éclatement de la crise ivoirienne (qui jusqu’à  preuve de contraire n’a pas connu son dénouement), encore moins par rapport à  la situation libyenne. Le fait que Kadhafi ait transformé son pays en « boucherie » au prétexte de sauver son fauteuil, aurait pu interpeller le Mali. Au même moment, on apprend le retour de ressortissants maliens de Libye. ATT s’inquiète t-il vraiment du sort des siens ? Non, le silence lui sied davantage. Le pouvoir des aà®nés Au sujet de Gbagbo, il faut signaler qu’il est celui qui jouit du statut de « Grand-frère » auprès de ATT. En aucune manière il ne pouvait décrié. Dès lors ATT s’est attiré les soupçons. Ce n’est pas pour rien que le président de la République du Mali a été accusé (à  tord ou à  raison) d’être celui là  même qui a aidé Gbagbo à  payer ses fonctionnaires le mois dernier. Ces accusations se justifiaient pas le fait que des émissaires du président ivoirien sortant auraient nuitamment été reçus par le président Touré. « Heureusement » qu’il est lui même intervenu pour couper court aux folles rumeurs sur le sujet qu’il a publiquement démenti. S’agissant de la Libye. A l’instar de la plupart des chefs d’Etat africains, le Mali sous ATT, « mange dans la main du révolutionnaire libyen ». Ainsi, nombre de projets et réalisations dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’agriculture, des hydrocarbures…à  travers le Mali sont à  l’actif l’illustre bienfaiteur. Serait-ce la stratégie de ce dernier pour se voir suffisamment soutenu en cas d’éventuel soulèvement de son peuple contre lui ? En tout cas, de l’extérieur, les nations semblent comprendre que tout roule à  merveille pour le citoyen libyen. Et pour cause, la forte « générosité » de Kadhafi à  l’endroit des autres pays, notamment ceux de l’Afrique noire, est cruciale, au point de faire perdre de vue la souffrance du peuple libyen écrasé sous le joug d’une dictature qui ne dit pas son nom.

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