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Affaire du cargo de la drogue, Eric Vernay soutenu par la France

l’on se souvient des ces photos des morceaux de la carlingue calcinée de l’avion, surnommé «Â Air Cocaine », retrouvés dans le désert malien près de Gao, avec sa cargaison illicite mystérieusement disparue. Et sans que l’on puisse faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé. Aujourd’hui, de nouveaux éléments viennent étayer l’affaire. Cette fois, C’’est Eric Vernay, un français qui est en cause. Interpellé le 8 mars dernier près de son domicile sis à  Torokorobougou par la Sécurité d’Etat, et remis à  Interpol-Mali, le cerveau présumé de cette affaire de trafic international de drogue a été déféré à  la prison centrale de Bamako le lendemain mercredi, informe l’Indépendant de ce lundi. Une interpellation, qui a aussitôt provoqué des réactions du côté français. Selon Bernard Valero, porte-parole du Quai D’Orsay, Bernard Valero « le dossier d’Eric Vernay, qui réside depuis plusieurs années au Mali, était suivi par le consulat de France à  Bamako dans le cadre de l’exercice normal de la protection consulaire « . Le contenu de cette protection consulaire ferait actuellement l’objet de discussions de haut niveau entre les autorités françaises et maliennes. Eric Vernet, est le DG de la société « AAA » Africa Air Assistance, une société spécialisée dans la maintenance et le trafic aérien, qui a été interdit de vols sur le territoire sénégalais pour opérations illicites, liées au trafic de drogue Mais elle continuait d’opérer des vols sur le territoire malien, et sans surveillance particulière, ce qui fait croire aux autorités qu’elle serait au coeur du trafic de drogue au Mali avec l’affaire du cargo. On cite également dans cette affaire, l’agence « Go-Voyages », victime collatérale, puisque AAA aurait obtenu des autorisations de l’ANAC (L’agence nationale pour l’aviation civile ), en usurpant ses documents. Des complices hauts placé? En interrogeant la directrice de l’ANAC, Mme Issabré, Interpol entend faire la lumière sur cette affaire et mesurer le degré d’implication de cet organisme chargé de délivrer les autorisations pour opérer et survoler le territoire malien. Selon lMme Hissabré, sa responsabilité se limiterait à  signer des documents, sur suggestion de ses services techniques. Selon certaines sources, elle aurait reçu un mot d’ordre « d’en haut » pour autoriser cet avion… Au-delà  des complicités à  établir et des coupables à  sanctionner, l’affaire Air Cocaine révèle surtout l’implication du Mali dans un trafic de drogue qui dépasse ses frontières, et s’étend à  la sous-région.

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