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Espace culturel : le « Flamboyant » menacé de fermeture

Après plusieurs actes visant à  déstabiliser l’établissement, ce groupuscule a fini par organiser la semaine dernière une manifestation pour réclamer aux autorités la fermeture pure et simple de l’espace. Les raisons de leur motivation s’expliquent tout simplement par le fait que l’espace se situe à  seulement quelques mètres de la mosquée récemment construite. Toute chose qui implique sa fermeture, disent-ils. Selon nos informations, le « Flamboyant », ouvert il y a plus d’une décennie, sert d’espace pour de nombreux évènements festifs tel que les mariages, les baptêmes. Le promoteur, député de son Etat, est présent sur les lieux il y’a une dizaine d’années. Le site sur lequel la mosquée est bâtie était jadis destiné pour la réalisation d’un espace vert. Approché par nos soins, le DG de l’Office malien de l’hôtellerie et du tourisme (Omatho) a indiqué que cet espace n’est dans aucune condition qui pourrait compromettre la législation en la matière. Mieux, dit-il, «Â chaque fois que nous sommes saisis d’une quelconque irrégularité dans le secteur de l’hôtellerie, nous avons le devoir d’enquêter pour constater la véracité des faits dénoncés. Pour ce cas précis, la fermeture réclamée de l’espace n’est motivée par aucune raison valable ». s’indignant contre ces soulèvements qu’il qualifie d’intolérance religieuse, le DG de l’Omatho, dit ne pas être prêt à  céder. Selon nos informations, les protagonistes de cette lutte ne sont que des activistes et autres intégristes qui se cachent derrière la religion. Il auraient promis d’appliquer un «Â plan B » si jamais les autorités ne fermaient pas l’espace. Force reste à  la loi! Suite à  la polémique grandissante autour des hôtels, bars, restaurants, qui poussent comme des champignons au Mali, les agents de l’office malien du tourisme et de l’hôtellerie, et la Brigade des mœurs ne désarment pas. C’’est pourquoi, ces dernières années, ils ont multiplié les descentes pour démasquer les fauteurs de troubles dans ces établissements. En effet, si le rôle de l’Omatho se résume au respect de la législation, celui de la Brigade des mœurs s’étend à  tout ce qui est protection des mœurs. Le directeur de l’Omatho a expliqué que pour ouvrir un hôtel, il faut d’abord bénéficier d’un agrément délivré l’Etat malien. Et C’’est seulement quand on est en possession de cet agrément que la loi autorise l’ouverture. «Â Nous veillons à  ce que les promoteurs hôteliers travaillent en conformité non seulement avec les lois du pays, mais également en respectant les coutumes, les mœurs et traditions du Mali profond.» Tout en rappelant que sur les 300 hôtels, seulement 60 sont pour des promoteurs chinois, le DG de l’Omatho invite tous les acteurs de ce secteur à  respecter la quiétude et la tranquillité des voisins qui, le plus souvent se plaignent des tapages nocturnes émanant de ces lieux. «Â Le non respect des normes équivaut à  la fermeture des lieux », a-t-il indiqué. Pour le cas précis du «Â Flamboyant », indique-t-il, la législation n’est pas violée. Mieux, la structure paye régulièrement ses taxes, sans quoi elle n’existerait pas encore de nos jours.

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