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Mali-Algérie : Coup de fouet aux relations bilatérales

Pour sa première sortie à  l’extérieur du pays après son entrée au gouvernement, le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maà¯ga, s’est  rendu cette semaine à  Alger. Au menu de cette visite, des discussions importantes avec les autorités algériennes sur la lutte contre l’insécurité dans le Sahel et la présence d’Al Qaà®da au Maghreb Islamique (AQMI). Cette visite du chef de la Diplomatie malienne intervient dans un contexte plutôt particulier, marqué par un froid récent dans les relations entre le Mali et l’Algérie. Cela, depuis la rébellion au Nord Mali. Soumeylou Boubèye Maà¯ga était lui porteur d’un message du président Amadou Toumani Touré à  son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. C’’est donc à  juste titre que l’envoyé spécial du gouvernement malien a été reçu mercredi par le président Algérien. Cette rencontre intervient après des discussions fructueuses entre Soumeylou et son homologue algérien, M. Mourad MEDELCI. Désaccord de fond Alger et Bamako ont des divergences de vue dans la lutte contre la branche maghrébine d’Al Qaà®da. Et l’Algérie a reproché par le passé au Mali «sa passivité» dans ce domaine. Ce qu’a toujours démenti le gouvernement malien. « Nous voulons comme les Algériens approfondir nos relations et faire de nos deux pays l’axe principal de la lutte contre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne», a confié lundi un responsable du ministère des Affaires étrangères à  l’AFP. AQMI, qui a ses racines en Algérie, dispose également de bases au Mali et opère dans plusieurs pays du Sahel (le Niger et la Mauritanie en particulier). Elle procède surtout par des enlèvements d’Occidentaux contre la libération de prisonniers d’AQMI. Comment apporter une solution à  cette épineuse question ? La visite du chef de la Diplomatie malienne chez le voisin algérien, devra apporter des réponses durables. Dans une déclaration à  la presse, M. Maà¯ga – qui est réputé pour avoir une bonne maà®trise du dossier et des dangers qui peuvent en découler, une maà®trise qu’il doit sans aucun doute à  son passage en 1993 à  la tête de la DGSE (services de renseignement maliens) – a estimé que la situation sécuritaire au Sahel «reste grave et préoccupante». Le ministre malien des Affaires étrangères a insisté sur l’idée que le règlement durable de la problématique posée par le terrorisme et le grand banditisme au Sahel «nécessite que nous conjuguions encore plus nos efforts pour pouvoir trouver les réponses les plus adéquates à  cette situation». Quant à  son homologue algérien, Mourad MEDELCI, il mettra l’accent l’urgence de la consolidation de la coopération sécuritaire sur la zone frontalière algéro-malienne

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