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Il est mort!

En début de soirée de ce dimanche 1er Mai 2011, une rumeur enfle dans les rédactions et très vite descend dans la rue : Ben Laden est mort ! l’information n’a rien d’officiel pour le moment mais les américains attendent cela depuis si longtemps ! Dix ans ! Depuis les attentats de New York et leurs 3700 morts, ils attendent que justice leur soit rendue. Et voici qu’on annonce une adresse du président Obama. Le président américain vient confirmer l’information. « Ce soir, je suis en mesure d’annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaà¯da, un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents » déclare-t-il lors d’une allocution solennelle à  la Maison Blanche. L’homme le plus recherché au monde a été tué à  Abbottabad, une ville située à  une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, dans un complexe o๠il se cachait. Très vite dimanche soir, alors que la nouvelle se répandait comme une traà®née de poudre aux Etats-Unis et dans le monde, via notamment les réseaux sociaux sur internet, des centaines, puis des milliers de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche dans une ambiance de fête. « We got the bastard ! »(on a eu le salopard !) ou encore « USA, USA ! », scandait une foule joyeuse agitant des drapeaux américains dans les rues. Plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblés aux abords du site des tours jumelles du World Trade Center dans le sud de l’à®le de Manhattan à  New York, ainsi qu’à  Times Square, au C’œur de la métropole. l’opération La traque de Ben Laden s’est brutalement accélérée l’été dernier (Août 2010) quand les services américains ont fini par remonter à  la résidence qu’il occupait au nord d’Islamabad, selon le récit d’un responsable américain. « Dès le moment o๠nous avons identifié Ben Laden comme une menace, la CIA a rassemblé des éléments sur les personnes de son cercle proche, dont ses messagers personnels », a raconté un haut responsable de l’administration Obama sous couvert d’anonymat. L’un de ces messagers intéressait particulièrement les services américains. Des membres d’Al Qaà¯da capturés avaient donné son « nom de guerre » et l’avaient présenté comme un protégé de Khaled Cheikh Mohammed, le « cerveau » des attentats du 11-Septembre, et un assistant de confiance d’Abou Faraj Al-Libbi, le numéro trois d’Al Qaà¯da capturé en 2005. »Ils ont aussi présenté cet homme comme l’un des seuls messagers en qui Ben Laden avait confiance et ont indiqué qu’il se pouvait qu’il vive avec lui et le protège. Mais pendant des années, nous n’avons pas pu l’identifier par son vrai nom ni savoir o๠il se trouvait », confie ce haut responsable.En août 2010, leur habitation est enfin localisée, c’est un « complexe à  Abbottabad » dans un quartier peuplé de militaires à  la retraite. Barack Obama est informé. Vendredi, à  08H20 (12H20 GMT) le président des Etats Unis autorise l’opération. Il est encore dimanche après-midi à  Washington, très tôt lundi matin au Pakistan, quand « une petite équipe américaine » s’embarque à  bord d’hélicoptères pour cette « opération particulièrement dangereuse », poursuit un autre haut responsable américain.Le raid se veut « chirurgical » pour ne pas provoquer de victimes parmi les femmes et enfants qui occupent la résidence ou les voisins. Ben Laden, un de ses fils et les deux frères, ses messagers, sont tués ainsi qu’une femme utilisée comme « bouclier humain par un combattant ». Une autre femme est blessée. Les commandos seront restés 40 minutes au sol, la traque est finie. Le corps de Ben Laden a été « immergé en mer, selon les rites musulmans » a déclaré un communiqué des autorités américaines. Risques de représailles Si la communauté internationale s’est réjouie après l’annonce ce lundi matin de la mort de Ben Laden, elle reste toutefois prudente face au risque de représailles. Interpol, l’organisation de coopération policière internationale, a ainsi appelé à  des «mesures spéciales de vigilance» après l’opération américaine au Pakistan, estimant que la menace terroriste était «accrue» dans le monde. Les Etats-Unis ont déjà  conseillé la prudence à  leurs ressortissants à  l’étranger, affirmant redouter «des violences anti-américaines». «Etant donné l’incertitude et la volatilité de la situation présente, les citoyens américains présents dans des zones o๠les récents événements pourraient provoquer des violences anti-américaines sont fermement appelés à  réduire leurs déplacements en dehors de leur résidence ou de leur hôtel et à  éviter les rassemblements et les manifestations», a déclaré le département d’Etat. Le niveau de sécurité des ambassades américaines a également été augmenté partout dans le monde.

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