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Sampara, le pari de l’assainissement réalisé

l’équipe de l’UNICEF et ses partenaires japonais ont visité l’école de cette bourgade qui sert de modèle en matière d’assainissement et de scolarisation des filles. C’’est fascinant de voir cette école très propre et bien structurée, dont le taux de scolarité des filles est le plus élevé dans la zone. Les filles plus nombreuses que les garçons l’école de Sampara compte 243 élèves, dont 126 filles contre 117 garçons. Aujourd’hui, il n’ya plus d’enfants non scolarisés dans le village. Crée en 1961, l’école de Sampara, selon le directeur actuel, Allaye Sow fait partie des premiers établissements à  appliquer le système de curriculum qui consiste à  apprendre aux enfants les langues nationales locales en plus du français. Avec un comité de gestion, chaque classe possède deux bouilloires et des laves mains communs, installés devant les latrines. l’école dispose également d’un jardin ou la culture maraichère est pratiquée grace à  une cantine scolaire et un jardin d’enfants. Pour le directeur du centre d’animation pédagogique de Mopti, Abdoulaye Hamidou Barry, la politique d’assainissement et d’eau a considérablement pris de l’avance dans la région, depuis l’implication des japonais à  travers Danones Waters et Volvic. « l’impact de l’hygiène sur la vie scolaire est assez grand. Les enfants apportent à  la maison les notions apprises en classe. Ainsi, à  leur tour, ils les apprennent aux parents». La parité est presque atteinte avec 5000 garçons et 6000 filles pour tout le cap. Au centre de santé de ce village peulh, le chef médical a révélé que le centre disposait d’une unité de fabrication de chlore. Ce chlore permet de désinfecter les matériels sanitaires tels que les lits, les tables à  accoucher, les ciseaux etc. Les maladies fréquentes là -bas sont le paludisme et les maladies diarrhéiques. A ce niveau, il précise que les cas de diarrhées sont souvent liées à  l’eau. Mais le paludisme recule avec la distribution des moustiquaires imprégnées à  la population. La santé de population s’améliore à  Tiara Après le village de Sampara, l’équipe s’est rendue à  Tiara, située à  une vingtaine de Kilomètre à  Sevaré. C’’était la dernière étape de la mission conduite par l’UNICEF. Les japonais ont fait une visite de suivi à  la station d’adduction d’eau potable gracieusement offerte, il y’a deux ans à  la population. Sur le site, un constat nous a permis de comprendre que malgré le forage, la population continue de consommer l’eau du puit impropre à  la consommation. Selon les arguments du conseiller du chef de village Abdoulaye Djibo, C’’est pour une meilleure utilisation de l’eau potable du forage qui est utilisée uniquement pour la consommation. Celle du puit pour les travaux de construction, le breuvage des animaux, la lessive et la vaisselle. Selon lui, depuis la mise à  disposition de ce forage, la santé est revenue dans la localité. Pour mieux gérer le forage, un comité de gestion a été mis en place. Ce comité est chargé de collecter, chaque mois de l’argent pour l’entretien de l’appareil. Selon le Dr Moussa Saye, chargé de la lutte contre le ver de Guinée, il faut convaincre les populations qui ne voient pas l’impact de la consommation d’eau non potable sur la santé.La mission a pris fin chez le chef du village, Moussa Djobo décédé il y’a trois mois. Une occasion pour la délégation de présenter ses condoléances à  la famille.

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