Économie › Industrie & Services

Transparence zéro dans les industries extractives

A la suite de la campagne d’information tenue hier à  l’Hôtel Nord Sud, les membres de la coalition malienne PCQVP ont organisé une conférence de presse pour fustiger l’attitude des sociétés minières vis à  vis des populations riveraines qui ne bénéficie que de la portion congrue de l’exploitation. Association regroupant plusieurs structures de la société civile, la Coalition PCQVP/Mali s’est donnée comme but de promouvoir la transparence dans toute la chaà®ne des activités en rapport avec industries extractives, la bonne gouvernance et de lutter contre la corruption sous toutes ses formes. La campagne visait à  faire un plaidoyer sur les allocations du secteur minier affectées au secteur primaire et aux services sociaux de base dans les sites miniers. Ce point de presse visait à  faire l’état des informations de la coalition PCQVP recueillis sur le terrain des sites miniers. En effet, la coalition a envoyé des délégués dans les régions de Sikasso (Fourou et Sanso) et Kayes (Sitakili et Sadiola). Après plusieurs échanges sur le terrain, les membres de la coalition ont relevé entre autres une faible couverture sanitaire des deux communes visitées et un faible taux d’emploi des jeunes, malgré l’engagement des sociétés minières à  recruter la main d’œuvre qualifiée parmi les jeunes des zones minières. S’y ajoute le manque d’enseignants dans les établissements scolaires… Tranparence dans les industries extractives La Présidente de la coalition, Mme Barry Aminata Touré, dans son intervention, a mis l’accent sur les questions de transparence dans les revenus du secteur minier et pétrolier au Mali. Elle a indiqué que si les allocations se faisaient dans les normes, les communautés minières allaient atteindre un seuil de développement considérable. En effet, dit-elle, les sociétés minières extraient plus 50 tonnes d’or par an au Mali. Sans oublier que l’activité minière représente 80 à  85% des recettes du pays d’o๠l’importance de la transparence. « La Mali regorge de nombreuses ressources naturelles (minières, pétrolières, forestières) qui peuvent être le levier du développement. Pour contribuer à  la relance économique en Afrique les communautés et Africaines doivent s’informer et former pour une meilleure maitrise de l’environnement des ressources naturelles », conseille Mme Barry. Dans la synthèse du rapport de contre expertise du Rapport d’audit « Initiative pour la transparence dans les industrie extractives » 2006, les flux de payements effectués par les entreprises minières et les revenus perçus par l’Etat ont été jugés insuffisants par la coalition malienne. La coalition malienne PCQVP lance donc les défis de changement de pratique et de politique dans l’exploitation minière et pétrolière au Mali en amenant le Gouvernement et l’accès du public à  l’information autour du secteur minier.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut