Économie › Agriculture & Élevage

Campagne agricole: 2011-2012 promet!

Les besoins du pays en intrants, les attentes des différents acteurs du secteur agricole, constituent plus que jamais des préoccupations essentielles à  prendre en compte pour la réussite de la campagne agricole. Au ministère de l’agriculture, les différents services concernés sont à  pied d’œuvre pour évaluer les besoins du pays en intrants et à  examiner les questions relatives à  la caution technique, aux modalités d’octroi et de paiement. Les autorités ont également étudié les possibilités d’extension de l’opération à  certaines zones encore non couvertes durant les campagnes précédentes. Etendre le programme de subvention au plus grand nombre Le gouvernement, depuis trois années déjà , a entrepris de faciliter l’accès des paysans aux intrants agricoles. l’extension de l’Initiative riz au coton et à  d’autres céréales comme le maà¯s, le sorgho, le mil et le blé, procède de la volonté des pouvoirs publics de faire du pays une puissance agricole. Cette politique s’accompagne de la subvention du prix des intrants agricoles. l’opération, faut-il le signaler, vise à  faciliter l’accès d’un plus grand nombre de producteurs agricoles aux pesticides, insecticides et autres herbicides. Cet objectif semble atteint aujourd’hui si l’on se réfère au nombre des bénéficiaires. De 91 133 (dont 9250 femmes) en 2008-2009, le nombre d’exploitants ayant bénéficié de la subvention est passé à  412 312 (dont 55 705 femmes). Soit une augmentation de plus de 100 %. La campagne écoulée, ce chiffre était de 447 000 (dont 59 000 femmes) exploitants sur les 800 000 que compte le pays. Un autre effet positif de la subvention est l’amélioration de la production agricole. Avec la subvention, celle-ci est passée de 3,8 millions de tonnes en 2007-2008 (année précédant l’opération) à  6,4 millions de tonnes en 2010-2011, soit un doublement en trois ans. Pour la campagne qui s’ouvre, les objectifs de production sont estimés à  8,9 millions de tonnes de céréales et 500.000 tonnes de coton graine. Au Ministère de l’Agriculture, on pense que la réussite de la campagne n’est possible que lorsque chacun des acteurs joue le jeu de la transparence et de la collaboration franche. Pour y parvenir, quelques précautions sont nécessaires : vendre les quantités d’engrais (minéraux et organiques) inscrites dans le document aux prix subventionnés indiqués, fournir aux producteurs agents d’appui conseil les informations sur les engrais ; viser la caution technique et la garder pour le paiement futur de la subvention et, enfin, faire le point des livraisons des engrais et des cautions techniques reçues. Cette année également, le programme « Initiative riz » sera poursuivi avec la mise en œuvre du plan de campagne qui se matérialise par la subvention accordée sur les engrais de riz, de maà¯s, de coton et de blé et sur les semences de riz nerica, de sorgho et de niébé. Il faut ajouter que des mesures sont prises par les structures d’encadrement pour faciliter la mise en place des intrants, le renforcement du dispositif d’appui-conseil par le recrutement de 100 nouveaux agents de base. De bonnes pluies pour une belle campagne La météo annonce un hivernage normal à  excédentaire, une prévision rassurante pour les services techniques de l’agriculture qui s’attellent à  hisser la production céréalière à  8 940 780 tonnes. Cependant, cette année encore, le Gouvernement fera recours à  l’opération de pluies provoquée. En effet, l’apport des pluies provoquées à  la demande des services techniques, a permis de corriger les déficits cumulés d’une part et de permettre d’autre part aux cultures poursuivre leur croissance et de boucler leur cycle végétatif dans les conditions jugées optimales. La production céréalière a été estimée à  6 418 071 tonnes. Ce qui correspond à  un taux de réalisations de 64% de l’objectif fixé à  10 millions de tonnes de céréales à  l’horizon 2012. Faut-il rappeler que la campagne 2011/2012 qui vient de commencer correspond à  la 4è année de mise en œuvre du plan d’actions du ministère de l’Agriculture pour la réalisation du volet agricole du Projet pour le développement économique et social(PDES). Il est bâti autour de six cultures : le riz, le maà¯s, le blé, le sorgho, le niébé et le coton. La production céréalière attendue est cette année couvrira largement les besoins de la population estimés à  3 407 689 tonnes, soit un excédent céréalier de 3 669 184 tonnes. Avec un tel niveau d’excédent céréalier, le département a entrepris de favoriser les initiatives de transformation agro-alimentaire.

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