Politique › Politique Nationale

Révision constitutionnelle : report du vote à l’Assemblée

Des échos venant de la Commission des lois constitutionnelles au parlement font état de certaines oppositions. Donc, il faut s’attendre à  des débats houleux à  l’hémicycle, surtout que l’Adema, n’avait pas apprécié la prise de position du chef de l’Etat qui avait demandé à  ses partenaires de Bamako-Coura (les cadres de l’Adema s’étaient retirés à  l’hôtel Tombouctou pour mieux étudier le projet) de s’abstenir de critiquer le projet. Pour la première fois, le gouvernement qui dispose d’une majorité stable et confortable risque d’être mis en difficulté voir même en minorité. Le gouvernement tient à  ses réformes qui sont nécessaires et opportunes et qui seront adoptées, sauf coup de théâtre. Le président de la République, Amadou Toumani Touré l’a réaffirmé à  plusieurs reprises. Selon certains ATT a consacré même une grande partie de son temps, avant la formation de l’actuel gouvernement, à  informer et à  consulter plusieurs chefs de partis politiques. Mais depuis le 19 avril 2010, les partis et les organisations de la société civile avaient une idée des grandes lignes des réformes. Projet discuté Contrairement à  ce que certains affirment, le projet de Révision ne fait pas table rase des idéaux du 26 mars. Le préambule réaffirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la révolution du 26 mars 1991. Ceux qui estiment que le président de la Cour constitutionnelle sera redevable de l’autorité qui l’a nommé doivent aussi comprendre que le projet retire des prérogatives importantes à  la Cour. Des constats découlant de la gestion des affaires publiques, il est de notoriété publique que C’’est le président de la République qui nomme et défait le premier ministre. Le départ des différents gouvernements de la 3ème République est suffisamment révélateur. Rien d’extraordinaire à  ce que la Constitution donne un fondement à  une situation de fait. Le chemin le plus court pour éviter à  notre pays des situations qui se passent ailleurs, est d’appeler nos leaders politiques et d’opinion à  une prise de conscience réelle. Il faut éviter de mêler à  la gestion des affaires publiques donc d’intérêt général, des relents d’animosité personnelle. La Constitution ou Loi fondamentale est ce texte sur lequel repose l’architecture institutionnelle. Mais, ce n’est pas la Constitution qui va nous nourrir l’espoir de voir nos enfants aller sans danger à  l’école ou à  nos femmes enceintes de donner naissance à  des enfants sans risques. Dans ce pays, les députés ont eu à  voter des lois plus importantes engageant l’avenir et la survie du peuple. Reste que le projet qui devait être voté ce jour à  l’Assemblée a été repoussé à  la session de Lundi 1er Août du fait que les commissions chargées du projet de loi n’étaient pas prêtes.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut