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Ségou : Un nouveau départ pour l’AMO

Ce forum qui a regroupé les organisations syndicales, les chefs religieux, les chefs coutumiers, les partenaires sociaux, le gouvernement à  savoir Modibo Kadioké, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Konaré Mariam Kalapo, ministre de la promotion de l’enfant de la femme, Mr Kafoukouna Koné, ministre de l’administration territoriale et Mr Harouna Cissé, ministre du développement social et de la solidarité, a pour objectif général de sensibiliser et d’informer l’ensemble des partenaires (Etat, Partenaires Sociaux et Société Civile) pour une adhésion totale à  la réforme de l’AMO. Plus spécifiquement, elle vise à Â partager avec les parties prenantes le contexte, la portée et leurs rôles respectifs dans la mise en œuvre de la réforme de l’AMO. Egalement, il s’agit de partager avec les parties prenantes le concept et les piliers du « socle de protection sociale ». Echanger avec les parties sur les points les plus importants des dispositifs institutionnels et organisationnels de l’AMO ; partager les informations sur l’état de mise en œuvre de l’AMO etc… Mise en œuvre La réforme de l’AMO est dans sa phase d’opérationnalisation depuis bientôt neuf mois après plus de huit ans de gestation. Malgré les efforts déployés depuis l’entame du processus de préparation de cette réforme en termes d’informations et de dialogue social, sa mise en œuvre a suscité des débats intenses. Nonobstant le nombre élevé d’études, de rapports d’étape et de concertations restreintes et nationales, le constat est que nombre de bénéficiaires n’ont pas reçu suffisamment d’informations sur le montage institutionnel et technique de l’Assurance Maladie Obligatoire. Ce déficit d’informations a eu pour conséquence, au sein de certaines catégories de travailleurs, la contestation voire la remise en cause, non pas du principe de l’Assurance Maladie mais des conditions dans lesquelles elle a démarré. Celles-ci sont aujourd’hui en train d’exiger jusqu’à  l’arrêt immédiat des cotisations et le remboursement de celles versées. Ces protestations se sont manifestées souvent à  travers des marches organisées par certaines organisations syndicales à  Bamako et dans quelques Régions, voire Cercles. Le gouvernement du Mali, devant cette crise, a signifié sa disposition à  tenir compte de l’avis de ceux qui ne souhaitent pas adhérer, pour le moment, à  l’AMO. C’’est pourquoi, il apparait nécessaire, à  la suite des ateliers nationaux et régionaux de dissémination de textes et des concertations déjà  tenues avec les parties prenantes, de renforcer la sensibilisation et l’information à  tous les niveaux auprès du public en général et des bénéficiaires de l’AMO en particulier pour assurer l’adhésion totale des catégories concernées. Pour un départ nouveau Dans ce cadre le Ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées prévoit d’organiser, sous sa présidence personnelle, une importante journée d’information et de sensibilisation sur l’AMO. Ainsi dans son discours d’ouverture Harouna Cissé, ministre du développement social et de la solidarité a déclaré que par respect pour ceux qui ne sont pas prêts, le gouvernement a accédé au principe de non adhésion et pris les dispositions techniques nécessaires pour ce faire. « C’’est le lieu pour moi de féliciter l’ensemble des parties prenantes pour ce compromis dont le mobile est de permettre à  toutes les couches vives de contribuer le plus efficacement possible à  la réussite de la réforme ». Pour Hamadoun Amion Guindo, président de la confédération syndicale des travailleurs du Mali(CSTM), l’un des plus grands problèmes de développement est la santé : « C’’est elle qui conditionne la performance de toute activité qu’elle soit économique, sociale, ou culturelle. l’assurance maladie obligatoire permet de couvrir, par une mise en commun des risques et des ressources, les frais de soins de santé inhérents à  la maladie et à  la maternité des assurés et des membres de leur famille à  charge.

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