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Bientot le procès de Béchir Sinoun

La deuxième session ordinaire de la cour d’Assises de Bamako,débute ce jeudi 27 octobre 2011 à  Bamako. Elle a à  son rôle plus d’une soixantaine d’affaires dont l’une va certainement retenir particulièrement l’attention des maliens. Il s’agit de l’affaire du djihadiste tunisien Béchir Sinoun poursuivi pour activité terroriste. Ce dernier sera jugé lors de la clôture de cette session le 28 novembre. Surprise et consternation Ce sont les sentiments exprimés par la plupart des bamakois quand l’information se répand dans la capitale dans la nuit du mercredi 05 janvier. Une première à  Bamako! Un individu a tenté de perpétrer un attentat contre l’Ambassade de France à  Bamako faisant deux blessés légers parmi les passants. Selon la version officielle, c’est une bonbonne de gaz que Béchir Sinoun, 24 ans, a lancé contre le mur de la réprésentation diplomatique. Version contredite par des témoins qui assurent qu’il s’agissait plutot d’une grenade. Une chose est sure, l’auteur de cette action mal préparée se dit « membre d’AQMI ». «Il a, à  titre personnel, la haine de la France», et assure qu’il vient «d’une katiba» (camp de combattants islamistes) d’Al-Qaà¯da au Maghreb islamique dans le Sahara, même s’il ne semble pas être un élément important de l’organisation. l’attentat de Bamako a semblé mal préparé, le jeune homme ne maà®trisant pas l’explosif apporté. Muni «d’un pistolet automatique, d’un engin explosif et d’une grenade» selon une source sécuritaire, il ne portait pas de ceintures d’explosifs. L’enquête qui a suivi son arrestation a révélé que Sinoun est un élément déchu d’une mouvance d’AQMI. Par son acte, il aurait voulu impressionner ses chefs pour retrouver leur faveur. Son attentat ayant échoué, Béchir Sinoun a été interpellé sur les lieux et mis sous surveillance dans les locaux de la Sécurité d’Etat. Il avait créé la stupeur en s’évadant mais a été repris, moins de toris jours plus tard à  Gao, au nord du Mali, par des éléments de la gendarmerie. Cette évasion avait couter leurs postes au directeur général de la Sécurité d’Etat, le colonel-major Mami Coulibaly. Le procès qui s’ouvrira le 28 novembre permettra, du moins l’espère-t-on, de répondre aux questions qui demeurent dans cette affaire. Le jeune homme est-il un déséquilibré voulant attirer l’attention par un geste désespéré? Etait-il en mission pour AQMI? Avait-il des complicités intérieures (les circonstances de son évasion avaient créé un malaise au sein des services de sécurité maliens)?

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