Société › Actualités Société

Niono dit non au G20 !

De Siby à  Niono, les peuples, à  travers leur Forum, exigent la gestion transparente de leurs ressources et leur droit à  l’autodétermination. Dix ans après la naissance de l’initiative du Forum des peuples, le combat se poursuit. Pour cette édition 2011, plus de 1000 participants sont attendus ce 31 octobre pour débattre de cinq thématiques aussi importantes que d’actualité. Le coup d’envoi sera donné cet après midi en présence des autorités politiques et administratives du cercle de Niono et de la région de Ségou, les représentants de partis engagés dans les luttes sociales (comme le PARENA et le parti SADI), les mouvements syndicalistes, etc. Forum mondial Le Forum des peuples se tient à  Niono se tient en contre Sommet des vingt pays les plus puissants du monde, prévu cette année à  Cannes en France. Pendant ainsi quatre jours, la ville de Niono va regrouper des participants venus divers horizons: Bénin, Burkina Faso, Niger, Togo, Côte d’Ivoire, Namibie, RDC, Haà¯ti, France et Belgique, etc. Et selon la Commission d’organisation, tout est fin-prêt pour accueillir les participants. Organisé par la Coalition des Alternatives, Dette et développement (CAD-Mali) en partenariat avec les mouvements sociaux, le Forum des peuples vise à  consolider la mobilisation citoyenne contre le néolibéralisme, d’analyser les politiques de développement et de proposer des alternatives sud-sud, et d’informer enfin les participants sur la crise boursière en Occident et ses effets sur les pays en développement. Le président de la CAD-Mali ne sa fait de doute sur l’enjeu de cette 10ème édition. «Â Affaiblies par la tempête des crises, les grandes puissances  ont fini par faire une place aux pays émergents qui ont trouvé du G20 une visibilité à  la hauteur de leur rôle croissant sur la scène internationale », constate M. Sékou Diarra. Qui explique que le choix de Niono n’est pas fortuit. Pour lui, Niono, qui abrite la zone Office du Niger, occupe une place de choix dans l’économie de notre pays. Malheureusement, regrette l’altermondialiste, «Â le géant agricole peine à  offrir aux Mali l’autosuffisance alimentaire. Niono, précise-t-il, sera l’espace de dénonciation, mais de proposition pour faire face au défi. Autour des thématiques d’actualité Le Forum de Niono sera marqué par des débats autour de cinq thématiques : les problématiques agricoles, minières, l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire ; les politique macro-économiques et les politiques sociales (santé, éducation, eau potable et travail) ; la thématique relative à  la gouvernance, l’économie sociales, solidaire et le commerce équitable ; la démocratie, le droit à  la vie des peuples et du vivre-ensemble ; et enfin la convergence des mobilisations, des résistances et révolutions. Pour débattre de ces thématiques, une vingtaine d’ateliers seront organisés (soit une dizaine d’ateliers par jour), des espaces spécialisés (marché des peuples, conférence populaire paysanne), les manifestations culturelles et artistiques, etc. l’un des enjeux majeurs du Forum de Niono, sera la mobilisation autour du foncier. Pour les organisateurs, le choix n’est nullement fortuit. Car, cette 10ème édition se tient au moment o๠la problématique est d’actualité dans les pays du monde, particulièrement en Afrique. Niono va donc servir de cadre pou poser le débat, et interpeller les décideurs face à  l’urgence de la gestion de cette question. «Â Depuis l’appel en 2000 du gouvernement de la République de notre pays aux investisseurs nationaux et étrangers sur le million d’hectares favorables à  la riziculture et exploitables avec baux ordinaires et emphytéotiques renouvelables autant de fois, l’accaparement des terres s’observe avec intensité en zone Office du Niger » dénonce le président de la CAD-Mali, Sékou Diarra. La tribune de Niono sera celle des débats houleux, mais également de propositions sur les enjeux du développement du continent. «Â Nous allons donner nos propositions au terme des débats. Et notre objectif est de contribuer à  la lutte contre les principes et pratiques néolibérales sur toutes leurs formes, tout en focalisant le débat sur les questions de préoccupations nationales, régionales et internationales qui annihilent le développement et asphyxient les peuples dans les pays en développement », a précisé le président de la CAD-Mali.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut