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Le coup de gueule du Révérend Pasteur Longo

Sur le thème de l’accaparement des terre, le pasteur cite le cas de la république du Congo Démocratique(RDC) ou l’exploitation des ressources naturelles sont faites au détriment de la population . Selon lui le terme droit de l’homme désigne l’ensemble des droits fondamentaux qui doivent être garantis aux êtres humains, quelles que soient leur pays, leur race, leur sexe, leur religion ou leurs origines sociales. l’existence de « droits naturels » signifie que l’homme a, par sa nature même, en tout lieu et en tout temps, joui des ressources mises à  sa disposition par DIEU pour sa survie. Il remonte à  cet effet sur l’histoire du droit de l’homme en rappelant que la déclaration de 1789 consacre les droits de l’homme pour l’humanité entière. Au premier rang d’entre eux se placent la liberté, et son complément, l’égalité, qui est l’accès à  chacun de tous à  l’utilisation des ressources naturelles que Dieu a mis à  disposition. Le cas du Congo l’homme de Dieu révèle que les Africains d’Afrique Centrale, particulièrement les Congolais de la RDC, les plus pauvres vivant dans un environnement dégradé, sont exposés aux catastrophes naturelles et aux conflits environnementaux entretenus par le monde occidental depuis l’époque du colonisateur à  ce jour au mépris de l’indépendance accordée à  plusieurs pays d’Afrique centrale. « La pression sur les ressources naturelles, notamment des sols ou des ressources en eau, qui peut être aggravé par la dégradation de l’environnement, peut générer des conflits. Au Kivu par exemple, le conflit armé trouve ses racines dans un problème d’accès à  la terre et est entretenu par l’exploitation illégale des ressources naturelles permettant aux groupes armés appartenant aux occidentaux, de se donner le droit de financer ces activités au détriment du peuple autochtone » déplore le Pasteur. Ces conflits contribuent à  l’instabilité et l’insécurité en RDC, en particulier, à  tous les pays d’Afrique centrale en général et affectent particulièrement les populations pauvres. Faire le meilleur usage du patrimoine naturel Avec le deuxième plus grand massif forestier tropical du monde et de nombreuses ressources naturelles, l’Afrique Centrale dispose d’un capital naturel exceptionnel. Elle doit aussi faire face au changement climatique qui représente une menace majeure mais aussi une opportunité historique pour engager la région sur la voie d’un développement réellement durable. « Il faut s’atteler à  construire cette stratégie de développement de manière juste et équitable, C’’est à  dire en accordant un poids égal aux trois composantes du développement durable, à  savoir les composantes sociale, économique et environnementale. C’’est ainsi que le révérend Pasteur pense que pour assurer durablement la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et un travail décent aux populations congolaises de la RD Congo et de toute la région « Afrique Centrale » et les autres peuples Africains doivent faire le meilleur usage possible de leur patrimoine naturel. Quant l’ exploitation des ressources naturelles contribue à  la pauvreté Au Congo démocratique, le secteur primaire est fondé sur l’exploitation des ressources naturelles et occupe une place importante dans l’économie nationale (environ 50% du PIB). l’agriculture qui représente environ 35% du PIB dépend fondamentalement de la bonne qualité des sols, et l’exploitation minière occupe 65 % de ces terres et continue à  diminuer l’espace arable. Pire, 78 % des terres sont vendus aux exploitants miniers étrangers au détriment des ayant droits Africains. Il ajoute : « puisque l’aide à  l’Afrique ne lui permet pas de sortir la pauvreté, et que plusieurs études menées par des économistes de renom ont démontré le côté nocif de l’aide à  l’Afrique, la meilleure façon d’aider le continent noir serait peut-être d’arrêter de l’aider, et de laisser les Africains se débrouiller comme des adultes. Que le continent ne manquait ni de femmes et d’hommes intelligents, compétents dans tous les domaines, ni de richesses de tous ordres permettant aux populations de vivre décemment, et qu’il serait peut-être temps de laisser l’Afrique se prendre en charge toute seule. « C’’est pourquoi l’action des chefs Religieux, des Organisations Non Gouvernementales d’Afrique, en particulier et du monde entier est déterminante pour alerter l’opinion publique et faire pression sur les gouvernements, afin que le droit naturel soit respecté » a proposé le Pasteur congolais.

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