Société › Environnement

A comme Afrique !

A comme Adaptation A Durban, les africains sont présents et le font savoir ! C’’est un pavillon entier qui est dédié pour la première fois, au continent. « The African Pavilion » au-delà  de la représentativité, est un véritable espace d’échanges qui est ainsi offert aux délégués. Ici, un mot domine tous les autres : Adaptation ! Il en est question dans presque toutes les communications et les bonnes pratiques font l’objet de partage. Le continent africain, selon les experts, n’est responsable que de 3% des émissions de gaz à  effet de serre, responsables de la hausse des températures, elle-même cause des variabilités du climat. Mais le continent est l’un des plus touchés par les effets néfastes de ces changements climatiques. Les catastrophes naturelles se multiplient et les populations sont soumises à  des conditions de vie et de production de plus en plus difficiles. Il s’agit donc pour l’Afrique de s’investir, non pas dans les mesures d’atténuation (comme la réduction des émissions) mais dans la prise en compte de ces effets des changements climatiques dans son développement. Mais comment? B comme Biocarburants l’une des pistes est l’utilisation des biocarburants et des énergies renouvelables en général. Les économies africaines dépendent en grande partie des énergies fossiles (hydrocarbures) et ligneuses (bois). Or, le pétrole est une denrée qui tend à  se raréfier et aujourd’hui son cout pèse lourd dans les différentes activités de production. De même, les ressources en bois sont fortement sollicitées par les populations pour différents usages, ce qui affecte le climat du fait de la coupe abusive de bois qui entraà®ne aujourd’hui la disparition des forêts et la dégradation des terres. Faire la promotion des énergies nouvelles et renouvelables que sont le solaire, l’éolien et le bio-carburant est donc une solution d’adaptation. Un peu partout sur le continent, des initiatives sont mises en œuvre dans le cadre de l’utilisation de ces bio-carburant. C’’est le cas au Mali qui s’est lancé dans l’expérimentation de l’utilisation à  grande échelle de l’huile de jatropha, un épineux qui pousse à  l’état sauvage depuis des siècles et dont des plantations entières sont en train de voir le jour. Le « Fonds vert » lancé à  Cancun l’an dernier devrait prendre forme à  Durban et les africains entendent bien en profiter pour investir plus la vulgarisation de ces solutions. C comme Carbone l’Afrique dispose encore aujourd’hui de forêts vierges (dans le bassin du Congo par exemple) qui sont de véritables puits à  carbone. En effet, le gaz carbonique émis par les pays industrialisés provoque des variations de climat qui ne connaissent pas de frontières. Les pays les plus pauvres sont les plus touchés par les effets de ces changements. Depuis quelques années, ils ont décidé de valoriser les ressources forestières dont ils disposent car les forêts absorbent le gaz carbonique et en débarrassent donc ainsi l’atmosphère, réduisant l’effet de serre. Plus il y a de forêts, moins il y a de CO2 dans l’air. Les Nations Unies ont mis en place un « marché carbone » qui permet aux pays qui produisent énormément de CO2 d’acheter à  ceux qui en produisent moins leur capacité de captage. Les pays forestiers sont bien présents à  Durban pour faire avancer ce « marché du carbone ». Greenpeace et d’autres organisations vertes attirent cependant l’attention sur les dérives possibles de cette formule qui pourrait permettre aux pays émetteurs de continuer à  polluer sans état d’âme l’environnement ud moment qu’ils peuvent payer. D comme Durban Le rendez-vous à  ne pas manquer ! Selon Joseph Yaovi Kogbé, responsable pour les questions d’adaptation du Réseau climat et développement durable, il n’est pas question de laisser passer cette occasion « Les questions du financement de l’adaptation du continent doivent impérativement connaitre un début de solution à  Durban ; nos paysans, nos femmes, la jeunesse, ont les yeux tournés vers nous » déclare-t-il. l’Afrique a énormément à  gagner des négociations en cours, mais elle peut aussi beaucoup y perdre si l’on ne remet pas au C’œur des priorités le développement humain, la conservation de la nature, bref l’avenir, désormais à  court terme, de notre humanité.

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