Personnalités › Interview

« Les lignes doivent bouger! »

Mlle Sika Ahawo est membre d’une ONG zimbabwéenne. Elle est à  Durban avec ses collègues et participe à  toutes les activités pour s’informer et aussi faire passer le message de jeunes. Journaldumali.com: Pourquoi une telle présence de la jeunesse à  cette COP? Il est extremement important pour les jeunes de participer à  ce genre de réunion. Jusqu’à  présent, nous n’avons pas tellement accès aux informations, sur ce qui se passe. Que ce soit du côté scientifique que du côté des populations qui sont les plus touchées. Donc, la première nécessité pournous est celle de l’information. Cela fait des lustres que nos parents dans les campagnes sont confrontés aux questions de chagements climatiques et leurs vies est véritablement affectée par les effets. Nous les jeunes, dès que nous sommes en âge de comprendre, nous quittons les villages pour veir grossir le lot des chômeurs en ville. Or, il existe des pratiques développées par le monde rural qui cherche depuis, à  son échelle et avec ses moyens, à  s’adapter aux changements climatiques. Alors, nous les jeunes, il y a cette mission dont nous devons nous saisir, c’est de distribuer cette information, la vulgariser pour que l’on sache que des choses se passent. Il nous faut arriver à  mettre ensemble la connaissance scientifique et les savoirs locaux des populations. Journaldumali.com: Que peuvent apporter les jeunes dans ce qui se passe ici? Notre génération est celle de l’innovation. Avec google, facebook et autres, nous les jeunes avons maintenant prouvé que nous pouvons commencé des choses. Nous devons nous servir de ces outils d’une façon ou d’une autre. L’énergie de la jeunesse peut être canalisée pour l’adaptation. Notre jeunesse est une opportunité et notre voix doit être prise en compte. Journaldumali.com: Et êtes vous confiants pour l’issue de cette conférence? La plupart d’entre nous sommes un peu pessimistes. Nous ne nous attendons pas beaucoup à  un accord en tant que tel. Mais la position des jeunes est qu’il faut que les délégués, les négociateurs démontrent au moins que quelque chose se passe. Pour convaincre les populations vulnérables que l’on se soucie d’elles. Il faut impérativement que les lignes nougent ici pour que l’espoir renaisse, particulièrement en Afrique, o๠les effets néfastes des changements climatiques sont encore plus tangibles qu’ailleurs.

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