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Foncier : Le ras-le-bol des jeunes

La marche est partie du Monument des Martyrs en passant devant la BDM, la Cathédrale de |Bamako, le siège du PMU pour aboutir à  la mairie, o๠les organisateurs, par la voix de Adama T Coulibaly, se sont adressés à  leurs militants avant de remettre une copie de leurs griefs contre la spéculation foncière au représentant du maire Adama Sangaré, le non moins secrétaire général de la Mairie, Hamadou Berthé. Les manifestants réclamaient la démission du maire du district et ses complices. Ils fustigent le fait que ce soit sous le mandat d’Adama Sangaré, que le patrimoine foncier de notre capitale a fait l’objet de spéculation, le morcèlement abusif, d’expropriation des paisibles citoyens qui l’ont portés à  la tête du district. « Les morcèlements des espaces verts, des espaces de jeux et de loisirs des jeunes, de nos collines et rivières, parfois même des cimetières. Ces phénomènes ont connu sous votre mandat une aggravation flagrante. Pour toutes ces raisons, nous demandons purement et simplement votre démission et la dissolution du conseil municipal du district de Bamako, nous demandons également le retrait pur simple de la gestion du foncier aux maires, la prise en conseil des ministres d’une décision interdisant désormais en République du Mali, le morcèlement des espaces verts, poumons de nos grandes villes, le morcellement des espaces de jeux et de loisirs des jeunes et de l’expropriation ». Les marcheurs composés de représentants des syndicats, des jeunes, de femmes et d’hommes expropriés de leur parcelle brandissaient les pancartes et les Banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Adama Sangaré dégage », « Adama Sangaré, le voleur », « Adama Sangaré le spéculateur foncier ». Apres cette manifestation, le secrétaire général par intérim de la mairie du District, Hamidou Berthé a invité les jeunes à  privilégier le dialogue. Ces derniers entendent observer une trêve de jours. A partir du 15 décembre, ils pourraient reprendre les manifestations jusqu’au départ du maire. A titre de rappel, l’agence de session immobilière(ACI) a procédé à  la démolition des constructions anarchiques vers le mois de septembre 2011 sur le site ACI à  Sotuba. Au C’œur de ce scandale foncier, le maire du district de Bamako est cité comme le premier responsable pour avoir auparavant autoriser la construction de ces bâtiments sur ce site.

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