Société › Environnement

Dernier virage à Durban

Les nuis blanches s’enchainent pour les negociateurs sur qui le monde entier a les yeux braqués depuis le 28 novembre dernier. A Durban, les ultimes tractations se deroulent dans un climat de suspicion entre les differents groups presents. 200 pays participent à  cette rencontre qui est quaiment celle de la derniere chance pour la suite à  donner au Protocole de Kyoto, seul instrument juridique contraignant qui existe en ce qui concerne les réductions des émissions responsables du réchauffement climatique. Pour le moment et à  moins de 24 heures de la fin officielle du sommet, ce sont les Americains qui sont montrés du doigt, eux qui ne semblent guere decidés à  se joindre au Protocole qu’ils n’ont d’ailleurs pas signé. Or, il ne saurait être question aujourd’hui de donner une suite à  ce protocole sans l’engagement de grandes puissances que sont la Chine et les Etats Unis d’Amerique. La communauté internationale s’est fixée comme objectif de limiter la hausse de la température mondiale à  +2°C. Les promesses de reduction faites par les pays ne permettent pas d’atteindre cet objectif, qui pourrait meme s’averer insuffisant selon de nombreux scientifiques. Il s’agit donc non pas d’obtenir de nouvelles promesses, mais de faire en sorte que les pays-parties tiennent les engagements déja pris et se mettent dans la dynamique d’une seconde periode d’engagement(post 2012). l’Union Europeenne et les pays africains se sont déja annoncés comme partants pour un second round de Kyoto. L’UE martèle cependant que cela ne peut être qu’une solution transitoire et qu’elle ne le fera que si elle a l’assurance, dès Durban, que les autres la rejoindront plus tard dans un nouvel accord global juridiquement contraignant. [ b Espoir d’avancées] Ce jeudi, les Etats Unis réticents sur le point de Kyoto 2 ont tenté de donner de gages de bonne volonté sans toutefois convaincre les ONG. »Il est complètement erroné de dire que les Etats-Unis proposent de retarder l’action jusqu’à  2020″, a déclaré le représentant américain Todd Stern. Soulignant que les Etats-Unis « soutenaient » l’idée d’une « feuille de route » défendue par l’Europe depuis des mois, il s’est cependant gardé de donner plus de précisions. Mais tous à  Durban semblent déja se preparer à  un accord a minima. Les USA ayant categoriquement rejette l’idée d’un accord juridiquement contraignant, les discussions s’orientent vers la recherche d’une formule moins forte qui permettrait, malgré tout, d’engager tout les pays du monde vers un cadre global. l’un des points qui suscite le plus d’espoir est le Fonds vert qui a pour objectif d’aider les pays en développement à  faire face aux conséquences de la hausse du thermomètre mondial. »D’ici la fin de la semaine, le Fonds vert devrait être opérationnel », estimait le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. Toutefois, ajoutait-il aussitôt, « cela ne sert à  rien d’avoir un fonds s’il n’est pas alimenté ! », rappelant que l’engagement pris à  Copenhague était d’aboutir à  100 milliards de dollars par an à  compter de 2020. Les negociateurs africains quant à  eux affichent un optimisme à  toute épreuve. « Il y a de grandes chances pour que cette Conférence soit un succès » et le Protocole de Kyoto ne doit pas mourir en Afrique, a déclaré Tosi Mpanu-Mpanu, président du Groupe des négociateurs africains, lors d’une conférence de presse. Ce 8 decembre etait “Jour de l’Afrique” à  la COP17. Le Premier Ministre ethiopien Meles Zenawi, président du Groupe des Chets d’Etats sur les Changements Climatiques, le Président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping et de nombreuses autres personnalités du continent ont animé une conférence au Pavillon Africain. Tous ont mis l’accent sur la nécessité pour le continent d’investir dans une “révolution industrielle verte”. l’Afrique, selon eux, ne doit pas reproduire les schemas utilisés en Occident mais doit penser son développement en s’adaptant au changement climatique. “Nous pouvons compter sur le dynamisme , l’esprit d’innovation des africains. A présent, il faut que suive la volonté politique sans laquelle rien ne peut reussir de manière pérenne” a declaré M. Zenawi.

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