Société › Éducation

Lancement de l’Université Panafricaince

La cérémonie de lancement a été précédée d’un séminaire d’une journée organisée dans les locaux des Nations unies à  Addis Abeba. Le séminaire avait pour thème : les paradigmes de l’enseignement supérieur dans le commerce intra‐africain. Le séminaire auquel ont assisté les vice‐recteurs, les recteurs et d’autres responsables institutionnels ainsi que les parties prenantes de l’enseignement supérieur, les chercheurs, les partenaires du développement, les représentants des étudiants et les responsables politiques a débattu des défis potentiels liés à  la mise en oeuvre de l’Université panafricaine et de la contribution de l’université africaine en général à  l’intégration régionale et au commerce intra‐africain. Nombre de questions importantes ont émergé pendant le séminaire, notamment le rôle de l’université africaine dans l’intégration régionale africaine et le commerce intra‐africain, la mobilité académique facilitée par la Convention révisée d’Arusha, assurer la qualité et l’excellence de l’enseignement supérieur ainsi que la mobilisation des ressources. Une université pour les former les cadres du continent Un grand nombre de ministres de l’Education et de commissaires de l’Union africaine ont également assisté au lancement de la PAU. Le représentant de la Commission européenne auprès de l’Union africaine a déclaré le soutien de la Commission européenne à  cette initiative et a insisté sur le fait que cet événement tombait à  point nommé, dans la mesure o๠l’Université panafricaine devait relever les défis de l’apprentissage en Afrique au 21ème siècle. Jean Ping, président de l’Union africaine, a exprimé sa joie de voir l’année 2011 se terminer sur une note positive avec deux événements remarquables pour le continent : le lancement de l’Université panafricaine et l’attribution des prix de la troisième édition du Prix scientifique Kwame Nkrumah de l’Union africaine. Dans son allocution d’ouverture, M. Ping a retracé le contexte historique de la création de l’Université panafricaine et il a souligné que C’’est la collaboration enthousiaste entre les Etats membres de l’Union africaine qui a conduit à  la création des Centres d’excellence sur le continent, qui à  leur tour donnent naissance aujourd’hui à  l’Université panafricaine, un défi auquel le continent et ses peuples aspiraient depuis un certain temps maintenant. l’objet de la création de l’Université panafricaine est d’assurer l’application de la Convention d’Arusha en créant une structure éducative exemplaire, entièrement différente et moderne, axée sur l’enseignement intégratif et la recherche de pointe et conceptualisée de manière stratégique dans le contexte des différentes valeurs culturelles africaines, du pluralisme linguistique et de l’aspiration à  des découvertes scientifiques et technologiques contribuant au développement du continent. l’Université panafricaine offrira l’opportunité au continent africain d’occuper la place qui lui revient dans l’économie mondiale du savoir. Cette université est fondée sur les centres déjà  existants sur le continent et cherche à  promouvoir la science et la technologie en Afrique et à  établir un lien solide entre la recherche scientifique et le développement économique. En réalisant cet objectif, l’Université panafricaine favorisera la triple mission des universités modernes dans le monde, à  savoir l’enseignement et la formation, la recherche et le service et l’engagement publics. Sept femmes scientifiques primées Le prestigieux Prix scientifique régional pour les femmes Kwame Nkrumah de l’Union africaine a été décerné aux sept lauréates 2011 à  l’occasion du lancement de la PAU. Il s’agit du Professeur Rose Gana Fomban Leke de l’université de Yaoundé 1 et directeur du Centre de biotechnologie de la même université, du Professeur Eblehal El‐Demerdash,chercheuse d’Egypte, du Professeur adjoint Nermin El Semary, une autre Egyptienne, du Professeur Maureen Coetzee et du Dr Etheresia Pretorius d’Afrique du Sud, du Professeur Dosso Mireille Carmen et du Professeur Kakou Yao Rita, de Côte d’Ivoire. Chaque lauréate recevra un prix de 20.000 US$ en espèces.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut