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« Africa Forever » : le combat continue

« Africa Forever », le nouvel opus de l’artiste franco-malien est paru en France en Octobre 2011, il se veut universel mais toujours engagé vers l’Afrique, ce continent que Mokobé Traoré aime, même s’il n’y vit que la moitié de l’année. : «Â J’ai voulu présenter cet album au ministère de la culture du Mali qui m’a toujours soutenu », a déclaré Mokobé lors d’une brève cérémonie au ministère. En 2009, Mokobe avait été fait Chevalier de l’Ordre national du Mali, une distinction qui a marqué l’artiste, qui s’est fait un devoir de venir rendre cet honneur à  Bamako. Pour Hamane Niang, l’actuel ministre de la culture, Mokobe est d’abord un ambassadeur du Mali, un jeune qu’il faut accompagner: «Â Mokobe mérite notre attention et notre respect. Il a toujours su apporter du bonheur et de la force aux jeunes du Mali avec l’album Mon Afrique et C’’est pourquoi la porte du ministère de la culture lui sera toujours ouverte… ». En effet, Hamane Niang en a profité pour mentionner la politique cadre de développement de la Culture du Mali, pour permettre aux jeunes artistes de vivre de leur art. Africa forever… Parcourant le Sénégal, la Côte d’Ivoire et d’autres pays de la sous-région, Mokobe y a puisé son inspiration pour « Africa Forever » qu’il définit comme trans-générationnel et universel. Un album pour rassembler, entre hip hop et musique traditionnelle, des fusions et des featurings avec Soprano, Dj Arafat, Mbaye Djèye Faye etc… Avec l’incontournable Oumou Sangaré sur le titre «Â Mali kadi » ou Fodé Barro, sur le morceau «Â Yafama » o๠l’artiste exprime les rapports hommes femmes souvent difficiles, les espoirs de la jeunesse sans oublier «Â Africa Forever » composé avec Jah Cure, un titre plus universel, qui évoque les grands hommes de l’Afrique comme Nelson Mandela, Cheikh Anta Diop, Lumumba ou Aimé Césaire, chantre de la Négritude… Il a fallu du temps entre l’album « Mon Afrique », paru en 2007 et qui a eu une belle durée de vie et «Â Africa Forever » qui commence à  peine sa promotion. Mais le combat se poursuit : «Â l’Afrique a besoin de relever la tête, 2011 a été une année très dure pour le continent, avec la Côte d’Ivoire, la Lybie, l’Egypte, et les avec les élections à  venir, je souhaite que le Mali passe par une belle transition ». Son candidat ?, celui qui gagnera, lâche Mokobe souriant. La plateforme Djasma En marge de cette présentation d’album, Mokoba a aussi évoqué un autre combat. Celui de la plateforme Djasma ( Diaspora dynamique et intellectuelle au service du Mali et de l’Afrique)qui l’accompagne à  Bamako, une grande famille soudée qui fait bouger le Mali à  l’extérieur et veut véhiculer un message fort et positif à  l’intérieur du pays, établir un pont entre l’Europe et l’Afrique à  travers la culture. Pour Boubou Sissoko, son président, cette plateforme vise à  développer des initiatives au Mali et ailleurs, et à  accompagner la diaspora souhaitant s’investir au Mali sur le plan culturel entre autres. Djasma, C’’est un peu un Think-tank au service du Mali : «Â La dynamique est en mouvement en France et elle va déferler au Mali… », lâche un membre de la plateforme. Pour Mokobe, l’agenda de Bamako est chargé entre le tournage du clip « Mali Kadi » et la préparation des tournées, il promet un show en Mars à  Kayes au Mali, une ville o๠la diaspora est très engagée en faveur du développement, une ville o๠l’artiste puise aussi ses racines familiales. Africa Forever est d’ores et déjà  disponible dans les bacs.

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