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Diaspora : Ali Soumaré règle ses comptes avec l’UMP

En matière de diversité, les élus français n’ont qu’à  bien se tenir. Non seulement elle est en marche mais il faut la craindre dans l‘hexagone; Puisque désormais les populations issues des communautés africaines vivant en France briguent des postes dans l’administration et sont soumis à  toutes sortes d’attaques. Ali Soumaré, ce jeune conseiller PS, du Val D’Oise en France vient lui d’en faire les frais en faisant condamner Francis Delattre, le sénateur-maire de Franconville, et Sébastien Meurant, le maire de Saint-Leu-La-Forêt, tous deux du parti UMP( l’Union pour la majorité présidentielle). Ali, tête de turque Le 19 février 2010, en pleine campagne des élections régionales, les deux élus avaient diffusé un communiqué dans lequel ils décrivaient la tête de liste du PS dans le Val-d’Oise comme un « délinquant multirécidiviste chevronné ». Dans leurs attaques, relayées le jour même par le député et tête de liste UMP du Val-d’Oise Axel Poniatowski, ils imputaient au jeune candidat d’origine malienne cinq affaires judiciaires sur la base de documents qui se sont révélés partiellement faux. l’ascension en politique du jeune élu du parti socialiste a de quoi faire grincer y compris au sein même du Parti Socialiste. Cette appartenance politique lui vaudra aussi des attaques du camp adversaire sur son passé récent. Ali Soumaré a en effet eu affaire avec la justice avant de devenir un élu régional. Des condamnations mineures datant de 2009, et qui ont été infirmées par la Cour d’Appel de Versailles. Des fait utilisés par les deux députés qui ne sont pas gênés pour taxer le jeune élu de «Â délinquant  récidiviste». Ali a donc contre attaqué et gagné. Dans son jugement, la 17e chambre estime que les deux élus, en d’autres termes « des citoyens particulièrement éclairés sur le fonctionnement des institutions républicaines », devaient « avant de diffuser une information mettant aussi gravement en cause leur adversaire politique, vérifier le bien-fondé et la pertinence des informations qu’ils diffusaient à  son sujet ». « Les prévenus, ajoute le tribunal, ont singulièrement manqué de prudence en faisant état publiquement et sans nuance d’une telle information, sans détenir une base factuelle solide et sans se livrer à  la moindre vérification ». « Nous sommes satisfaits que le tribunal ait reconnu que l’on ne peut ainsi accuser sans preuve », se réjouissait mardi l’avocat d’Ali Soumaré, Me Emmanuel Tordjman, rapporte l’Express. «Â Ce n’est que justice, » affirme une malienne de la diaspora, pour qui la condamnation des deux élus qui écopent d’une amende de 1.000 euros avec sursis, est légitime. Les deux élus devront en outre verser un euro de dommages et intérêts à  Ali Soumaré, 3.000 euros de frais de justice et publier le jugement dans trois organes de presse.

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