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Mali 25ème mondial pour la liberté de la presse. Peut mieux faire!

Chaque année, RSF classe tous les pays du monde selon les efforts qu’ils font pour garantir la liberté de la presse et des médias. Le rapport 2011-2012 est paru ce 25 janvier et il contient une bonne surprise pour les autorités maliennes. Notre pays y est en effet classé 25ème, devant des pays comme l’Australie(30ème) ou encore la France (38ème). La palme sur le continent revient au Cap-vert qui est à  la 9ème place. De nombreux pays africains ont également progressé dans ce classement. Reporters sans frontière applaudit le Niger, 29ème, qui «effectue la plus forte progression mondiale avec un bond de 75 places». Dans ce pays, la presse a beaucoup bénéficié d’une «législation favorable. Les violations ont presque disparu» nous dit RSF. La Mauritanie, dont les avancées sont également saluées se place au 67ème rang. En 2011, les différents foyers de tension générés, pour la plupart, par le Printemps arabe, ont compliqué le travail des journalistes. Nombre d’entre eux se sont retrouvés en prison ou ont été blessés, voir tués dans l’exercice de leur profession. Des pays comme le Rwanda, 156ème, la Côte d’Ivoire, 159ème ont fortement régressé, le premier à  cause de mesures de surveillance accrue de la presse, le second en raison de la crise post-électorales de 2010-2011. La Chine et l’Iran, respectivement à  la 174ème et la 175ème places, la Somalie164ème, le Soudan 170e et l’Erythrée 179e se retrouvent dans le peloton de queue de ce classement. Pour RSF, la tendance générale sur le continent est largement positive, puisqu’en 2011, davantage de pays africains se trouvent dans le top 50, à  savoir 9 d’entre eux contre 7 l’an passé. Avec l’ouverture de l’espace audio-visuel marquée en décembre dernier par l’ouverture d’une seconde chaà®ne nationale, le Mali progresse dans les acquis de la liberté de la presse. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Les médias souffrent encore de maux que sont une mauvaise organisation du secteur, des conditions salariales bien souvent déplorables et une surveillance, qui existe bel et bien, même si elle essaie d’être la plus discrète possible. Les journalistes maliens « se livrent à  l’autocensure, parce qu’ils ont peur des représailles »nous confie un confrère qui ajoute que «quand on dépend de la publicité étatique pour payer les salaires», on ne peut pas dire qu’on est indépendant. l’actualité récente porte à  croire qu’il reste du chemin à  parcourir. En effet, pas plus tard que ce lundi 23 janvier, le fondateur de la Radio Klédu l’une des premières radios privées du Mali, a été entendu pendant quelques heures par le procureur de Kati. Motif : une des émissions diffusées par la chaà®ne intitulée «TIYEN KA FO, JAMANA KA DJà”» (littéralement « que la vérité soit afin que le pays se construise » et dont le principe est la libre antenne sur un sujet d’actualité a « offensé le chef de l’Etat »Â….

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