Culture › Musique

Le Burkina Faso remporte le « balafon d’or »

l’orchestration, la virtuosité, l’effort de recherche et de créativité, l’habillement traditionnel utilisé, la chorégraphie et l’occupation scénique étaient les critères retenus afin que le jury présidé par Massambou Ouélé Diallo fasse son choix. Au terme de trois nuits de compétition la troupe de Mamadou Diabaté s’est imposée et est repartie avec 1,5 millions de francs CFA. La troupe Buanzan (Mali) remporte le Prix de l’intégration et Kébaphone (Côte d’Ivoire) enlève le Prix de la ville de Sikasso, remportant respectivement 1 millions et 750.000 francs CFA. Cette 7e édition du festival s’est tenue alors que l’UNESCO a ajouté en 2011 au patrimoine mondial immatériel les « pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufo du Mali et du Burkina Faso ». Tout un symobole, selon le ministre de la culture Hamane Niang pour qui la nécessité s’impose de préserver cet instrument aux vertus multiples. [b Le balafon au Patrimoine mondial immatériel de l’UNESC0 Instrument de musique traditionnel, le balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire est un xylophone pentatonique, connu localement sous le nom de « ncegele ». Il est composé de onze à  vingt-et-une lamelles d’inégales longueurs, taillées dans du bois et rangées sur un support de forme trapézoà¯dale, également en bois ou en bambou. l’instrument a pour résonateurs des calebasses, elles aussi d’inégales grandeurs, rangées sous le support, proportionnellement aux dimensions des planchettes. Les calebasses sont perforées et garnies de membranes d’oothèques d’araignées pour donner de la vibration au son. l’accord du ncegele est réglé sur une division de l’octave en cinq intervalles égaux. Les sons s’obtiennent en frappant les planchettes avec des baguettes de bois renflées aux extrémités par un du caoutchouc. Joué en solo ou en ensemble instrumental, le discours musical se fonde sur une offre de multiples mélodies rythmées. Les spécialistes nous apprennent que le ncegele anime les fêtes, accompagne des prières dans des paroisses et dans les bois sacrés, stimule l’ardeur au travail, ponctue la musique funéraire et soutient l’enseignement des systèmes de valeurs, traditions, des croyances, du droit coutumier, des règles d’éthique régissant la société l’individu dans les actes quotidiens. La transmission, nous expliquent les anthropologues, se fait par apprentissage, et le joueur apprend d’abord sur les balafons pour enfant, puis perfectionne sur les balafons pour adulte, sous la direction d’un maà®tre

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