Culture › Musique

Koko Dembélé à Sélingué, c’est roots, rock et reggae…

Zone de pêche par excellence, Sélingué est confrontée depuis quelques années à  une reconversion de son économie locale. Les pirogues se vident, et les pêcheurs abandonnent les filets au profit des piques et des dabas utilisés dans les mines d’orpaillage des villages environnants. A Faraba coura (15km de Sélingué), ils sont des centaines à  creuser la terre à  la recherche d’or. Le précieux métal est devenu l’objet de toutes les convoitises avec l’envolée de son cours. Un seul gramme dépasse aujourd’hui 20.000 francs CFA. Parmi ces pêcheurs devenus orpailleurs beaucoup se sont déplacés pour voir chanter Koko Dembélé, invité à  la première édition du Festival de Sélingué. Le reggae man était visiblement aussi attendu que Salif Keà¯ta, Oumou Sangaré et les autres vedettes de la musique malienne. A 58 ans le « Vieux père » n’a rien perdu de sa voix ni de sa virtuosité à  la guitare et aux percussions. Samedi 3 mars dans la soirée 5.000 spectateurs ont assisté à  la prestation du rasta malien dans le cadre somptueux de la rive du fleuve Sankarani. «Â Je pratique l’orpaillage à  Farabacoura. J’aime Oumou Sangaré et Néba Solo mais mon artiste préféré est Koko Dembélé. J’ai pris le billet uniquement pour lui. Ses thèmes sont pertinents de ses thèmes », commente l’un de ces anciens pêcheurs, qui a vibré au rythme des morceaux phares comme « Rasta-man » et « Démocratie fiyè ». La jeune génération de chanteurs maliens à  de quoi s’inspirer.

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