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Parti Solidarité : « ATT a échoué ! »

Au cours de ces dix dernières années, on n’a presque pas entendu parler de cette formation politique. Pourtant, le parti «Â SOLIDARITE » existe depuis 1992, autrement dit, dès les premières heures de notre démocratie. On se rappelle d’ailleurs que son président d’alors, Diadié Yacouba Danioko, a fait partie du gouvernement de transition sous Amadou Toumani Touré. Longtemps resté en hibernation pour des raisons que les ténors n’expliquent point, le parti tente de sortir la tête de l’eau. Et elle le fait de la plus belle manière en s’attaquant au bilan du chef de l’Etat sortant. C’’était au cours d’une conférence de presse organisée ce mercredi 14 mars à  la Maison de la presse. La présente rencontre entre les responsables du parti « SOLIDARITE » avec la presse intervient à  quelques jours de la fin du mandat (non renouvelable) du président Amadou Toumani Touré. Interrogé sur le bilan qu’il tire de ces dix ans, le président de la formation politique est formel. Pour lui, « ATT a échoué » et « le pays se trouve dans une passe, par sa faute ». M. Mamadou Coulibaly se fend de l’argument que le Mali se caractérise de nos jours par « l’insécurité grandissante au nord, une mauvaise distribution de la justice entre les citoyens, la quête du gain facile, la promotion du clientélisme au détriment du mérite, etc. » Pour le président du parti « SOLIDARITE », le bilan d’un mandat ne devrait se faire à  partir des routes ou des bétons. « La menace de famine qui frappe à  la porte de nombreux foyers, la corruption galopante, l’ignorance dans laquelle le peuple est maintenu, etc. », sont autant de faits qui témoignent, selon lui, du caractère négatif des dix ans du chef de l’Etat sortant. « Le parrainage des candidatures est anticonstitutionnel » Dans « les grandes démocraties » (comme la France), le système de parrainage fait l’objet d’un grand écart entre certains acteurs politiques et les professionnels du droit constitutionnel. Le mois dernier, on se rappelle que la candidate du Front national en France, Marine Le Pen, avait attaqué cette loi devant le Conseil constitutionnel de son pays. Elle a été déboutée. Le Mali ne fait exception à  la règle, et le sujet attiré les attentions du parti « SOLIDARITE ». Pour son président, il doit être supprimé. Car, « il s’agit d’une loi de corruption ». « La règle exigeant la réunion de la signature de 10 députés, ou de 5 élus communaux pour la candidature à  la présidentielle est de toute évidence anticonstitutionnelle » a déclaré le responsable politique. Pour qui, « l’introduction abusive du système de parrainage dans notre Code électoral souscrit une soumission indirecte des candidats ». En clair, si l’on en croit au président du parti «SOLIDARITE », la démarche est une « violation de la Constitution quant à  ses dispositions explicites sur l’éligibilité de chaque citoyen ». Souci d’élections crédibles Le parti « SOLIDARITE », qui prévoit un grand meeting le 26 mars prochain devrait adopter une position quant à  sa participation à  l’élection présidentielle du 29 avril prochain. Mais d‘ores et déjà , ses responsables mettent en garde contre « toute tripatouillage du scrutin ». « Nous osons espérer que dans les jours à  venir l’Etat prendra toutes les dispositions nécessaires pour le déroulement des opérations de vote dans les régions du Nord. Aussi, dans le reste du pays, les élections doivent se dérouler dans les conditions démocratiques et transparentes » a prévenu le président du parti « SOLIDARITE ». Qui prône le « combat contre l’ignorance » et « l’alternance par le ressourcement ».

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