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Que se passe t-il à l’EDM ?

Journaldumali.com : Depuis plusieurs semaines les coupures de courant sont quotidiennes, longues et touchent la plupart des villes et des quartiers. Que se passe-t-il ? EDM vend l’électricité à  perte conformément à  une volonté politique qui vise à  rendre son coût accessible à  la population. Nous produisons le kilowatt à  130 FCFA et nous le revendons à  90 FCFA. Nous perdons donc 40 FCFA sur chaque kilowatt. Cela ne nous permet pas de faire face aux charges de fonctionnement. D’habitude l’énergie hydroélectrique fournit une part importante des besoins en électricité mais la pluviométrie a été très déficitaire ces derniers temps. Le thermique est donc beaucoup plus sollicité. Cela nécessite une grande quantité de carburant. Nous ne pouvons pas éviter les délestages. Combien faudrait-il pour éviter les délestages ? Si nous délestons pendant la journée et épargnons la nuit nous consommons 410 000 litres par jour soit près de 222 millions de FCFA. Si nous alimentions 24h sur 24 il faudrait dépenser 540 millions par jour pour acheter un million de litres de combustibles. Tout cela n’était-il pas prévisible ? Dès octobre 2011 nous avons initié des séances de travail avec le gouvernement. Ce dernier a entériné le 4 janvier une demande d’appui financier à  EDM SA pour faire fasse à  la crise qui pointait à  l’horizon. l’Etat devait fournir un appui financier de plus de 40 milliards de FCFA. Le chronogramme de décaissement prévoyait que 20 milliards soit urgemment décaissés au premier semestre de 2012. Entre temps il y a eu le coup d’Etat et la crise au Nord. Comme vous le voyez, le chronogramme n’a pas été respecté. Mais la crise à  EDM n’est nullement due aux évènements du 22 mars. Une certaine opinion veut faire croire que le coup d’Etat à  entrainé des difficultés. Aucunement ! Les difficultés étaient connues et signalées avant. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Les choses ont commencé à  s’améliorer. La cadence de ravitaillement en combustible se normalise. l’espoir est permis. Je demande aux populations de nous comprendre et de nous accompagner dans cette démarche de reprise progressive. Je répète que cette situation n’est la faute de personne. Ce n’est pas un manque d’engagement, ni un manque d’anticipation, et encore moins de professionnalisme.

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