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Liberté de la presse pour des sociétés plus justes

Célébrée depuis 1991, la journée mondiale de la liberté de la presse est l’occasion de faire le point sur l’état de la presse dans le monde et particulièrement du respect des droits de ceux qui exercent dans les médias. La liberté de la presse et la liberté d’expression sont aujourd’hui plus que jamais intimement liées. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon et la directrice de l’UNESCO, Irina Bokova, dans un communiqué conjoint en ce 3 mai, affirment que «la liberté d’expression est un de nos droits les plus précieux. Elle sous-tend toutes les autres libertés et constitue un des fondements de la dignité humaine. Des médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à  l’exercice de cette liberté ». Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication et leurs applications sans cesse plus performantes ont définitivement révolutionné le monde et la presse. Médias nouveaux pour sociétés nouvelles De nombreux événements sociopolitiques, économiques et culturels ont été relayés à  travers le monde en entier avec une célérité jamais égalées grâce à  des vecteurs de plus en plus populaires que sont Internet, les téléphones portables, les télévisions satellitaires. Les populations, en particulier les jeunes, se sont approprié ces outils et la « révolution des médias sociaux » a permis d’amorcer des changements significatifs dans bon nombre de pays comme on l’a vu l’an dernier dans les pays du Maghreb. Au Sénégal, le rôle du téléphone portable dans la transparence des élections a encore été prouvé lors de la récente présidentielle qui a vu Macky Sall accéder à  la magistrature suprême. Selon l’UNESCO, tout cela est signe que « la liberté des médias fait partie de l’ensemble des droits fondamentaux pour lesquels les peuples se battront ». Les médias sont dorénavant des espaces qui n’appartiennent pas qu’aux seuls journalistes, mais à  tous ceux et partout dans le monde. Des émissions comme « les Observateurs » sur France 24 donnent la parole au citoyen lambda qui partage ainsi avec le monde entier les informations dont il dispose. Cependant une attention particulière doit être encore portée sur la vérification de la véracité des informations diffusés, certains médias se laissant prendre au piège de la désinformation et de la rumeur. Situation inquiétante pour les journalistes du Mali Acteurs de cette lutte pour la liberté, les journalistes sont eux-mêmes malheureusement pris à  partie par ceux qui se sentent menacés par leur travail. Ainsi, en 2011, 62 journalistes ont été tués à  cause de leur profession. Des dizaines d’entre eux continuent de subir des menaces ou sont agressés pour leurs écrits ou propos. Ce fut le cas récemment au Mali, o๠le journaliste Malick Alioune Maà¯ga a été « passé à  tabac » par des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Selon Reporters Sans Frontières, ce journaliste de radio locale commentait des images de bâtiments pillés et de fuite de prisonniers, ce qui lui a valu des représailles de la part des rebelles l’exhortant à  bien « parler d’eux ». l’organisation de défense des journalistes a d’ailleurs fait part le 12 avril dernier de son inquiétude par rapport à  la situation qui prévaut dans le pays. Le fait que l’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Mali (ORTM) soit toujours sous le contrôle des militaires, et il y a à  peine deux jours, lieu de violents combats révèle à  quel point il est difficile d’exercer dans la quiétude pour les journalistes maliens. Depuis l’éclatement de la crise politique le 22 mars, plusieurs d’entre eux, ainsi que des reporters internationaux ont été pris à  partie par des militaires, toujours selon RSF. l’organisation a déploré les récents événements qui portent un coup très dur à  l’image positive que véhiculait le Mali jusque-là  classé 25ème sur 179 pays, dans le classement 2011-2012 en matière de liberté de la presse.

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