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Tâche herculéenne pour la Croix Rouge au nord

Universalité, impartialité, indépendance, neutralité, volontariat… Les principes de la Croix Rouge sont mis à  rude épreuve au Mali, sous la coupe de groupes armés, de militaires et de partis politiques aux objectifs et aux intérêts divergents depuis le coup d’Etat du 22 mars. Oeuvrer au nord du Mali se fait non sans difficultés, ont expliqué ses représentants au Mali lors d’une conférence de presse le 8 mai à  l’occasion de la Journée mondial de l’ONG. Insécurité et imprévisibilité Quand bien même ses règles et ses principes fondamentaux sont connus «Â la Croix Rouge malienne connaà®t de réelles difficultés dans sa mission d’assistance humanitaire au Nord du Mali », a expliqué son président Abdourahamane Cissé au cours d’une conférence de presse. «Â Dans l’accomplissement de cette mission, les contraintes majeures sont surtout d’ordre sécuritaire. » Un exemple en avait été donné le 12 mars, lorsqu’un convoi du CICR avait été arrêté par des hommes armés à  l’entrée de Tessalit. Ils les avaient forcés à  faire demi-tour. C’est pourtant à  l’invitation des rebelles du Mouvement national pour l’indépendance de l’Azawad qu’ils se rendaient dans la région. La preuve que les humanitaires travaillent sur un terrain aussi dangereux qu’imprévisible. Guidée par son principe cardinal, celui «Â de soulager les souffrances des couches vulnérables sans aucune distinction », la Croix Rouge malienne entend poursuivre sa tâche au Nord. Selon le président d’honneur de la Croix Rouge malienne, Adama Traoré, des vivres sont également acheminés à  Sévaré o๠arrivent tous les jours des populations déplacées de Gao, Kidal et Tombouctou. Missions sous tension Trait d’union entre les populations du Nord et les donateurs, la Croix Rouge est sollicitée pour acheminer des vivres et de produits de première nécessité à  des populations qui manquent de tout. « Dans cette région fragilisée par la pénurie alimentaire, l’accès aux soins de santé, à  l’eau potable et à  des vivres est toujours aussi problématique pour des dizaines de milliers de déplacés ainsi que pour les résidents », avait déclaré fin avril Juerg Eglin, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. Dans les villes de Gao, Tombouctou et Kidal, l’accès à  l’eau reste très difficile. Une première intervention avait conduit des membres de la Croix rouge à  Tombouctou le 21 avril. Des dizaines de tonnes de vivres et des médicaments avaient été distribués à  l’hôpital. Adama Traoré a rapporté les difficultés qui ont jalonné cette première opération. Après avoir peiné à  convaincre les nouveaux maà®tres des lieux, le MNLA et Ançardine, le président et sa délégation avaient pu rallier Tombouctou dans la plus grande peur. l’organisation humanitaire se prépare à  un nouveau voyage tout aussi difficile à  destination des trois régions du Nord samedi 12 mai.

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