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La « Convention nationale » investit le Capitaine Sanogo

C’’est tard cette nuit que s’est achevée la convention nationale qui se tenait au CICB depuis le lundi dernier. Les participants étaient des membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam) et des sympathisants. Ils avaient d’abord manifesté le 21 mai pour dire leur refus du choix de Dioncounda Traoré, suite à  l’accord entre l’ex-junte et la CEDEAO. Manifestation suivie de l’ouverture par les leaders comme Oumar Mariko et Younouss Dicko des « assises nationales ». D’autres marcheurs se sont rendus par la suite à  Koulouba o๠ils ont molesté le Président par intérim. La plupart des partis membres de la Copam ont condamné cet acte et lui ont souhaité prompt rétablissement. Appel lancé à  Dioncounda Traoré Au terme des deux jours de travaux, les participants ont «décidé d’instituer président de la transition le capitaine Amadou Sanogo » peut-on lire dans la résolution de cette « convention ». Toujours selon ce texte, la «mission prioritaire» assignée au Capitaine sera «le recouvrement de l’intégrité du territoire avec l’ensemble de l’armée, du peuple malien et des pays amis épris de paix» . Le capitaine Sanogo sera ensuite chargé d’organiser avec « une administration neutre et impartiale, les élections transparentes et crédibles ». La Copam demande en outre à  Dioncounda Traoré de se retirer et « en appelle «à  son « sens civique élevé et patriotique ». Pas de réaction du Capitaine Selon l’accord du 20 mai, le capitaine Sanogo obtient le rang d’ancien chef d’Etat avec tous les privilèges liés à  cette fonction, indemnités, logement, gardes, voiture. Il n’est donc plus dans le schéma officiel de résolution de la grave crise politique qui secoue le pays depuis son coup d’Etat du 22 mars. En outre, il a condamné l’agression du Président par intérim mais n’a pas pour l’instant réagi à  la décision de ses partisans de le nommer président de la transition. Selon une source de l’Adema, parti de Dioncounda Traoré, ce dernier doit s’adresser à  la Nation, dès qu’ «il le pourra ».

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