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Tabassage de Dioncounda Traoré : condamnation unanime

s’il y a au moins une chose qui est sure, C’’est que l’acte posé par les manifestants à  Koulouba, le lundi dernier, ne reçoit l’aval de personne. Même les instigateurs de la manifestation s’en sont désolidarisés. Tout comme la junte, dont se réclament les marcheurs, qui a condamné une agression « inqualifiable et répréhensible ». « Inqualifiable » et « injsutifiable » Le tout-premier communiqué que nous avons reçu à  notre rédaction émanait du Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et de la République (F pour qui cette agression « est l’aboutissement de la campagne de haine et d’apologie du crime entretenue depuis plusieurs semaines sur un certain nombre des radios FM privées et par des acteurs de la scène politique et de la société civile ». La déclaration finit sur une mise en garde du FDR contre « tous ceux qui veulent rendre ce pays ingouvernable ». Ont également tiré à  boulets rouge sur les instigateurs et les auteurs de cette manifestation, le PARENA, le RPM, entres autres. Le parti d’Ibrahim Boubacar Kéita dit dans on communiqué toute sa consternation et rappelle qu’ « en toutes circonstances, les institutions de la République doivent être respectées par l’ensemble des citoyens maliens, et nul ne saurait porter atteinte à  l’intégrité physique des représentants de l’Etat ». Toujours selon le RPM, ce genre de situation aurait pu être évité si les forces vives de la Nation avaient été associées au processus de décisions concernant la transition. Pas de sécurité au Palais? Tous s’étonnent que les mesures de sécurité n’aient pas été prises pour protéger le Président par intérim puisque les manifestations étaient prévisibles. Le FDR souhaite que ceux qui ont la responsabilité de la sécurité publique et de la protection des personnalités répondent de cette agression. Et que « les défaillances dans la chaine des responsabilités devraient être également identifiées et sanctionnées avec rigueur ». Du côté du SADI d’Oumar Mariko, l’un des meneurs du front anti-Dioncounda, on exprime son regret tout en rappelant que des manifestants avaient aussi été « blessés par balles lors de ces mouvements au palais présidentiel ». Le Bureau politique du parti écrit également que « dans un Etat de droit, un tel acte n’est pas justifiable quels qu’en soient les raisons ». La condamnation qui a fait le plus de bruit est celle venue du MNLA. Interviewé par RFI, un des responsables du Mouvement National de Libération de l’Azawad qui détient avec ses alliés, les deux-tiers du territoire malien a déclaré qu’il s’agissait d’un acte « irresponsable ». « Toute institution d’un pays a droit au respect… » a-t-il poursuivi.

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