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Echec et mat pour Oumar Mariko et ses « amis »

La Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) et ses alliés du Mouvement populaire du 22 mars (MP22) avaient initié la Convention nationale souveraine pour désigner le président de la transition. Une vraie surprise aux yeux de nombreux observateurs, quand on sait que ces assises interviennaient alors que la veille le Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE) avait conclu avec le médiateur de la CEDEAO un accord de sortie de crise. Et ce, juste quelques heures avant l’expiration du délai constitutionnel des 40 jours du président intérimaire, Dioncounda Traoré. Mais rien ne pouvait arrêter les partisans du coup d’Etat, qui, au terme de leurs travaux ont choisi le capitaine Amadou Haya Sanogo. Faux bond à  la COPAM Prévu ce mercredi 23 mai au stade Modibo Keà¯ta, le meeting d’investiture s’est soldé sur un constat d’échec au regard de la faible mobilisation des sympathisants. s’agit-il d’un essoufflement de la lutte ? Les organisateurs refusent d’y croire. « Nous nous sommes faits piéger par nos propres camarades, mais nous ne baisseront pas les bras », nous explique un militant du MP 22. Faisant allusion au faux bond du président de la COPAM, Hamadou Amion Guindo, qui a appelé vers 14 heures au report du meeting sur les ondes de certaines radios, pour, dit-il, des raisons de sécurité. Le hic est que cette décision de report a été prise à  l’insu des responsables du MP 22. Qui ont tenu, tout de même leur meeting, malheureusement dans l’indifférence du capitaine Amadou Haya Sanogo. C’’est donc devant un groupuscule de militants, sous le regard vigilant de quelques éléments de la gendarmerie nationale (venus pour les besoins de sécurité), que le secrétaire général du parti SADI a pris la parole pour fustiger « le comportement peu responsable » du président de la COPAM. « Il s’agit d’un acte de sabotage qui ne se justifie pas », s’indigne Oumar Mariko qui appelle à  un nouveau rassemblement le vendredi prochain au stade Modibo Keà¯ta. Le niet du capitaine Pour comprendre l’échec de ce meeting, il faut remonter aux divergences intervenues ces dernières heures entre les responsables de la COPAM. Le mardi, tard dans la nuit, alors que les partisans attendaient avec impatience le nom de celui qui a été choisi comme président de la transition, le président de la COPAM, Hamadoun Amion Guindo a levé la séance sans en dire un mot. Il n’en fallait pas moins pour provoquer la colère de certains militants, qui lui ont bloqué les portes de la salle de conférence jusqu’à  la prononciation du nom du président choisi. Face à  leur exigence, le président de la COPAM accepte finalement de dévoiler le nom du capitaine Sanogo. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette attitude de M. Guindo ? De sources dignes de foi, nous apprenons qu’il a eu un échange téléphonique quelques minutes plutôt avec le chef de la junte, lui demandant de surseoir au projet de l’investir comme président. « Je ne serai pas à  votre meeting », aurait prévenu le chef de la junte. C’’est donc sans grande surprise que le capitaine Sanogo a boudé le meeting de ce mercredi. Dans son entourage, on explique que l’heure n’est pas à  envenimer la polémique sur qui dirigera la transition. «Le capitaine a pris des engagements devant le peuple malien et les médiateurs de la CEDEAO. Je crois qu’il est sur cette lancée. Tout débat qui n’est plus de stabiliser le pays et de se lancer dans la reconquête du Nord, ne nous concerne », nous a sèchement répondu au téléphone un lieutenant de la gendarmerie nationale, réputé très proche du CNRDRE.

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