Société › Actualités Société

A la CANAM, comme si de rien n’était…

La crise socio-politique née du coup d’Etat du 22 mars 2012 a basculé le Mali dans une trouble sans précédent. Certaines structures publiques en ont fait les frais. C’’est le cas de la CANAM qui s’est retrouvée complètement éventrée avec ses archives qui erraient dans la nature. En effet, la structure a fait l’objet de pillage dans la nuit du 21 au 22 mars par des individus armés qui ont tout emporté sur leur passage. Plus de 130 ordinateurs, quelques serveurs connexes ainsi des téléviseurs emportés, bref les dégâts causés au service sont énormes. Au lendemain du push, on avait cru cru qu’elle était définitivement à  l’arrêt après le saccage de ses locaux. Ses agents n’ont nullement été envoyés en congé technique, contrairement à  ce que croyait une bonne partie de l’opinion publique. Les explications faites par le DG de la CANAM, Nouhoum Sidibé, que nous avons rejoint dans son bureau ce lundi sont claires. Comme pour rassurer l’opinion nationale que sa structure n’a pas mis les clés sous les verrous au lendemain du coup d’Etat, il donne des explications qui plutôt rassurent. Le serveur central sauvé Deux mois après le saccage de ses locaux « la CANAM se porte bien», dit-il. En effet, hormis des incidences socio-professionnelles occasionnées à  toute l’administration, le service à  la CANAM a continué en même temps que dans les autres structures. En effet, dans le vacarme qui a émaillé la scène de pillage, le serveur central de la structure n’a pu être emporté. Le système de sauvegarde « Back-up » a permis à  la structure de recouvrer l’ensemble de ses données informatisées. Les travailleurs disent avoir repris le boulot sans gêne. Toutefois, reconnait M Cissé du service communication, le local qui servait de siège était infréquentable. A le croire, ce service ne logeait pas la section technique qui reste casé dans l’immeuble d’en face. Les agents reconnaissent que l’attaque du service n’a nullement occasionnée la rupture des cotisations. La Caisse était déjà  confrontée au remboursement d’une partie des cotisations prélevées sur le salaire des opposants à  la politique. « Ce travail se poursuit normalement », indique M Cissé. Les travaux de réhabilitation sont presqu’arrivés à  terme. Mais en attendant, les agents qui n’avaient pu être casés sont déployés dans les structures socio-sanitaires. Politiques phares du régime déchu, la création de la CANAM avait donné lieu à  de vives oppositions dans les milieux syndicaux et professionnels. Beaucoup s’interrogent quant aux motivations de l’attaque de l’attaque de la structure. A la question de savoir pourquoi sa structure a fait l’objet d’attaques, le DG de la CANAM n’a pas souhaité s’étendre, même s’il juge que plusieurs personnes ou organisations syndicales ont voulu régler leur compte. Toutefois, se félicite-t-il, du taux d’adhésion qui ne fait que croà®tre malgré les réticences. Plusieurs travailleurs sociaux étaient opposés à  sa création en 2009 par le président ATT bien que ce dernier l’eût inscrit en lettres d’or dans son programme de réforme de la sécurité sociale.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut