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Le « SOS » d’Amkoullel pour le Mali

Amkoullel est rappeur, Mariam Sy Macalou, architecte; Nénè Satourou Sy et Cheikh Tidiane Diallo sont motivés. Ils ont tous en commun d’être jeunes, dynamiques et d’appartenir l’association «Â Plus jamais ça ! ». Un collectif à  l’origine, qui n’entend pas rester les bras croisés face à  l’enfer que vivent nos compatriotes dans les trois villes occupées du nord. Début mai, ils avaient formé une chaà®ne humaine, le long du boulevard de l’indépendance à  Bamako, pour dire NON à  la situation que vit le Mali. « Dons de vivres » Cette fois, les membres de l’association veulent envoyer des vivres ou des médicaments, grâce à  la solidarité de tous. « Ce qui arrive au nord de notre pays doit tous nous interpeller, Nous les jeunes, nous ne sommes assez impliqués dans la vie collective du pays », rappelle Amkoullel.  » Par ces actions, nous cherchons aussi à  attirer l’attention de la communauté internationale », estime Mariam Sy Macalou. Dans le clip « SOS », on voit le rappeur pointer du doigt la gravité de la situation et appeler à  l’aide avec en toile de fond, des images du nord, des rebelles qui circulent dans les villes et des populations déplacées dans les camps. Un tableau noir de la partition que vit le Mali, depuis le coup d’état du 22 Mars, coup d’état qui a précipité les prises de Tombouctou, Kidal et Gao. Depuis, on recense plus de 200 000 déplacés et réfugiés et de graves violations des droits de l’homme, selon le dernier rapport d’Amnesty International sur le Mali… «Â  Conscientiser la jeunesse » Dans sa démarche, Amkoullel s’est accompagné du rappeur Mylmo et d’autres membres de l’association. Le titre « SOS » est vendu sur Internet et servira à  récolter des dons, qui seront intégralement reversés à  la Croix Rouge Malienne avec pour destination le nord. Ils sont également en partenariat avec l’agence Binthily Communication, dirigé par Birama Konaré, qui apparaà®t aussi dans le clip. Avec d’autres mouvements comme les « Sofas de la République » qui mettent les politiciens maliens face à  leur responsabilité, l’association  » Plus jamais ça » agit dans le concret tout en conscientisant la jeunesse malienne. « La résolution de la crise, passe aussi par le dialogue, mais pour dialoguer, il faut une position ferme. Notre armée aujourd’hui n’est pas opérationnelle pour aller au nord, il faut donc privilégier d’autres voies », estime Néné Satourou Sy. En attendant une issue à  la crise qui secoue le nord Mali, les membres de l’Association  » Plus Jamais ça ! » se donnent la main et prennent des initiatives. l’association  » Plus Jamais ça », compte une cinquantaine de membres, dont 15 actifs sur le terrain. Ils utilisent les réseaux sociaux, les médias, Internet pour communiquer et toucher le maximum de jeunes, pour que plus jamais, le Mali, ne vive la division.

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