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Les mairies de Bamako et de Kalanbancoro se disputent le « trésor » de Niamana

A quelque 10 km de Bamako en allant vers Ségou, tout le monde s’arrête au poste de péage de Niamana. Chaque jour des centaines de véhicules versent entre 500 à  1000 FCFA chacun et font vivre une multitude de vendeurs à  la sauvette. Une juteuse machine à  sous qui rapporterait plus de 5 millions de FCFA à  la mairie de district. La commune de Kalabancoro réclame désormais sa part du gâteau en invoquant la loi. Une situation validée par le gouvernement Depuis plus d’une décennie, la mairie centrale prélève les taxes d’entrée et de sortie de Niamana, l’un des 6 grands postes d’entrée dans la capitale. «Â C’’est suite à  une délibération du conseil du district, approuvée le ministère de l’Administration territoriale, que la mairie du district s’est attribué le droit de gérer les taxes d’entrées et de sortie », explique un agent technique de la mairie centrale. Pourtant, selon les dispositions réglementaires, aucune collectivité ne peut se permettre de faire des prélèvements sur le territoire d’une autre sans en reverser une partie à  cette dernière. Le maire déterminé à  se battre pour sa commune Estimant que le poste de Niamana relève du giron territorial de Kalabancoro, le maire de la commune, Issa Bocar Diallo, entend désormais faire appliquer la loi et utiliser les taxes de Niamana pour réaliser des infrastructures socio-éducatives. «Â Ce comportement est déplorable. La justice reste notre dernier recours si la mairie du district venait à  persister dans son entêtement », avertit-il. Ni les correspondances, ni les injonctions qu’il a adressées à  la mairie du district n’ont fait plier cette dernière. Pour le directeur de la régulation de la circulation et des transports urbain, «Â si la loi est là , il l’appliquer », dit-il en ajoutant que le code des collectivités est très explicite sur les ressources de la mairie du district. Le gouverneur du district de Bamako, Souleymane Diabaté, se dit incompétent pour se prononcer sur l’affaire, mais estime que force devra revenir à  la loi.

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