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Anciens ministres d’ATT : Que sont-ils devenus ?

Nombreux sont les maliens qui se demandent ce qu’ils sont devenus. Après la chute du régime d’ATT, les membres du dernier gouvernement ont connu des fortunes diverses. Les « exilés » Le Sénégal voisin est décidemment la destination privilégiée des cadres du régime déchu. Alors que l’ancien président Amadou Toumani Touré s’y est rendu avant de continuer sur la France, trois membres de son gouvernement profitent du soleil au bord de la mer à  Dakar. Il s’agit notamment d’Ahmed Diane Séméga (ancien ministre de l’équipement et des transports), Hamane Niang, ex patron du département de la culture, et Mohamed El Moctar ex-ministre de l’artisanat et du tourisme. Le premier a fui Bamako depuis le déclenchement de la mutinerie du 21 mars ayant abouti à  la chute de son mentor Amadou Toumani Touré. Le second, lui, avait été interpellé par la junte. Après sa libération avec d’autres ministres et personnalités politiques, il s’est réfugié à  Dakar, o๠l’ex ministre a une bonne partie de sa famille. Quant à  El Moctar, lui aussi victime de la vague d’interpellations par la junte, il a décidé de prendre du recul à  Dakar. Avec ses deux camarades politiques du PDES (parti pro ATT), ils évoqueront sans doute les vieux bons souvenirs de l’ère ATT. Les « reconvertis » Brièvement interpellée par la junte juste après le coup d’Etat du 22 mars, l’ex-Premier ministre n’a pas trop souffert de la série d’arrestations contre les anciens dignitaires du régime déchu. Elle vient de reprendre du service avec son élection la semaine dernière à  la tête du Réseau des femmes ministres et parlementaires. A 63 ans, Mme Cissé Mariama Kaà¯dama Sidibé s’est ainsi trouvé une occupation tout en apportant sa contribution à  la lutte pour la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions. Abdoulaye Sall est l’un des rares ministres du gouvernement sortant à  ne pas avoir été interpellé après les évènements du 22 mars. Quelques jours après la chute du régime, il a repris son combat de militant de la société civile dans le cadre du renforcement de la démocratie et de la citoyenneté. Avec le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie, « CRI 2002 » (dont il est le président), l’ancien ministre des relations avec institutions a fait plusieurs sorties dans la presse, dont la «Grande interview » accordée à  la chaine de télévision «Africable » sur les solutions de sortie de crise. Le document de solution à  la crise, adopté à  l’issue de sa rencontre avec les chefs et autorités traditionnelles de Bamako, reste d’actualité pour la réussite de la transition. Les « toujours actifs » Dans le gouvernement sortant, ils sont beaucoup à  ne pas avoir quitté Bamako et repris leurs activités politiques. C’’est le cas de Modibo Kadjogué (ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, du CNID), Bocary Téréta (ancien chef du département de l’élevage et de la pêche, du RPM), Djiguiba Keà¯ta dit « P.P.R », ex-chef du département de la jeunesse et des sports, du PARENA, Tiémogo Sangaré, (ancien ministre de l’environnement, de l’ADEMA-PASJ). Quant à  Salikou Sanogo, précédemment ministre de l’alphabétisation et des langues nationales, il préside régulièrement les réunions du bureau de l’URD. David Sagara, quant à  lui, après avoir disparu les premiers jours de l’après coup d’Etat, a repris du service dans son parti (CODEM) o๠il participe régulièrement aux réunions hebdomadaires et autres consultations du parti. « Mon ministre va bien. Il est à  la retraite technique », nous a confié récemment un de ses anciens proches au ministère délégué chargé de la décentralisation. s’agissant de l’ancien ministre de l’agriculture, Agatham Ag Alassane (ancien baron de la rébellion de 1990), il a fui avec sa famille pour, disent ses proches, des raisons de sécurité. Soumeylou Boubeye Maà¯ga (précédemment chef de la diplomatie malienne), est un obsédé de la politique. On comprend ainsi sa présence au devant de la scène politique (dans les rangs de l’ADEMA) juste après sa libération par la junte. Après avoir participé à  plusieurs meetings du COREN (Collectif des ressortissants du Nord, dont il est membre), il rentre d’une visite en France o๠il a donné une interview à  RFI dans une édition d’ « Afrique matin » sur la crise politique du pays. Les « profil bas » Deux ministres sont restés particulièrement discrets depuis leur libération par la junte. Il s’agit notamment des généraux Sadio Gassama et Kafougouna Koné (respectivement anciens ministres de la défense et de l’administration territoriale). Leurs proches nous confient qu’ « ils se reposent chez eux ». Le premier est d’ailleurs en convalescence après la blessure subie au cours de l’altercation avec les soldats à  Kati dans la matinée du 21 mars. Le second, à  la retraire bien avant le coup d’Etat, s’offre un repos bien mérité après avoir été l’objet de deux interpellations par les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo. Le gouvernement Mariam Kaà¯dama Sidibé, C’’est aussi des anciens ministres introuvables depuis le coup d’Etat du 22 mars. C’’est le cas par exemple des ministres de la fonction publique, de la justice, Garde des sceaux et de la Sécurité et de la protection civile, respectivement Abdoul Wahab Berthé, Maharafa Traoré et de Nathié Pléah. Aux premières heures du coup d’Etat, on disait que les deux derniers ont quitté Bamako avec leurs familles. C’’est ainsi qu’ils ont échappé aux séries d’interpellations par la junte. A ce jour, leurs proches refusent tout commentaire à  leur sujet.

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