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Fait divers : Une femme en instance de divorce meurt mystérieusement au tribunal

Mère de trois enfants, Mariam Traoré, était ménagère au quartier Sotuba ( en commune I de Bamako). N’ayant pas de nouvelles de son mari, Souleymane Bamba mécanicien, depuis trois ans, Mariam Traoré qui se sentait abandonnée, décida d’introduire une requête pour divorce le 16 mars. D’après la plaignante qui vivait en Lybie avec son mari et ses enfants depuis 2007, C’’était l’enfer au quotidien : «Â Une fois, mon mari m’a menacé avec un couteau. C’’est mon premier garçon qui s’est interposé entre nous et il a été blessé au coude. Depuis cette altercation, mon mari s’est évaporé dans la nature et nous n’avons plus eu de ses nouvelles. Mes enfants et moi avons fini par retourner au pays », racontait-elle à  un témoin de l’affaire. Mariam Traoré introduit ensuite une requête au Tribunal de la Commune I o๠elle logeait avec ses enfants. Après avoir tenté en vain de convaincre la plaignante d’abandonner cette requête, le juge chargé du dossier au tribunal, finira par enclencher la procédure de divorce. Le tort exclusif revenant à  l’époux absent. La décision a donc été rendue le 8 mai par le juge. Selon Mamadou Diawara, vice président du tribunal, la cour a fait entièrement fait application du droit à  la demande de la plaignante en condamnant son mari à  15000 FCFA, qui équivalent à  la provision alimentaire de leur dernière fille. Malaise mortel Lundi 4 juin, Mariam Traoré, se rend au tribunal pour prendre acte de la décision de divorce. Reçue par la greffière, elle ne présentait aucun signe de malaise apparent. En sortant du bureau, elle tombe à  terre et s’évanouit aussitôt. «Â Elle avait les jambes écartées, les yeux écarquillés comme si elle avait été frappée par un esprit », rapporte un témoin de la scène. Alertés, les agents de la protection civile et la police du 12ème arrondissement, se rendent sur les lieux. Transportée d’urgence à  l’hôpital, Mariam Traoré rend l’âme en chemin. Ce jour là , raconte une greffière, une atmosphère glaciale régnait au tribunal chez tous ceux qui ont assisté au malaise de cette femme au caractère jovial : « Je n’y crois pas », a même déclaré l’une des greffières. « C’’est la première que J’assiste à  une telle scène et je vais demander à  changer de bureau pour que l’image ne se reproduise devant mes yeux ». Dans la cour du tribunal, on ne s’explique pas cette mort qui apparaà®t mystérieuse aux yeux de tous. C’est oublier que l’Afrique est une terre pleine de mystères et d superstitions…

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