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En perte de vitesse, le MNLA annonce la création d’un Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad

Après la fusion ratée avec le groupe islamiste Ansar Dine, les hauts responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont annoncé le 7 juin via un communiqué la création d’un Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA) doté de 28 membres. On retrouve dans ce gouvernement avant l’heure les principales figures du mouvement rebelle, comme Bilal Ag Cherif, nommé président. A la Défense, le colonel Mohamed Ag Najim, qui a mené les offensives depuis le début de l’offensive de la rébellion le 17 janvier à  Ménaka. Têtes d’affiche Aux relations extérieures et à  la coopération internationale, Hama Ag Mahmoud, qui a rapporté les affrontements entre le Mnla et Ansar Dine, le 6 juin. Ecrivain habitué des médias français, Moussa Ag Assarid devient chargé de l’Information. Quant à  la femme d’affaires et l’ex-maire élu de Kidal, Nina Wallet Intallou, membre du bureau politique du MNLA à  Nouakchott, elle hérite de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Selon le communiqué du MNLA le CTEA « affirme vouloir mettre en œuvre la politique générale de l’Etat de l’Azawad en matière de développement, de la défense, de la sécurité, de la politique extérieure, de l’éducation, de la cohésion sociale et de la gestion du territoire ». Mais cette nouvelle instance, tout comme la proclamation, le 6 avril 2012, de l’Etat de l’Azawad, n’a pas été officiellement reconnue. Le MNLA en perte de vitesse l’annonce de la création du CTEA intervient au moment o๠tout indique que le MNLA est en perte de vitesse. « Il est clair que depuis un moment, ils ont perdu du terrain. D’abord politiquement, car leurs alliés mauritanien, français et algérien sont en train de les lâcher un à  un. Par ailleurs, Ansar Dine a une nette prédominance sur le terrain. La scission entre les deux groupes est claire », explique l’avocat Mamadou Konaté. Eparpillée entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, la nébuleuse du MNLA se dote également via le CTEA d’une structure officielle facilitant d’éventuelles négociations. Un « interlocuteur de l’Etat de l’Azawad tant au plan national qu’international », lit-on dans le communiqué. « A la limite, cette instance, peut prendre des décisions, mais la marge de manœuvre du MNLA est aujourd’hui très réduite », ajoute l’avocat. Tout nouveau «Â Chargé des Azawadi de l’Extérieur, des Droits de l’Homme et de l’Action Humanitaire », au sein du CTEA, Ibrahim Mohamed Ag Assaleck a affirmé au médiateur de la Cédéao Blaise Compaoré sa préférence pour la négociation, lors de sa visite à  Ouagadougou. Par ailleurs, la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies par les instances de l’Union Africaine et de la Cédéao ne laissent plus dgrand choix au MNLA de revendiquer quoi que ce soit. Le rapport de force international est clairement en faveur de Bamako. Reste pour le gouvernement de transition à  actionner les bons boutons.

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