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Sommet de l’UA : le Malawi renonce à l’accueillir

Le 19e sommet de l’Union africaine se tiendra finalement au siège de l’institution à  Addis Abeba en Ethiopie, et non plus au Malawi comme initialement prévu. Pour cause, le Malawi renonce à  accueillir cette réunion parce qu’il ne veut inviter le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale(CPI). l’annonce avait été rendu publique vendredi dernier par l’ancien pays hôte. Le sommet se tiendra donc finalement en Ethiopie, du 9 au 16 juillet 2012. Le prochain sommet de l’Union africaine, après la déclaration de la présidente du Malawi, se tiendra à  Addis Abeba. Les règles que nous avons stipulent clairement que si un sommet ne peut pas se tenir au lieu annoncé, il doit se tenir au siège, à  moins qu’un autre Etat demande à  l’abriter. Or, les délais que nous avons, j’imagine difficilement un autre Etat en si peu de temps organiser et accueillir un tel sommet, explique Jean Ping, le président de la Commission de l’UA à  l’agence Xinhua. Cette rencontre des chefs d’Etats du continent devrait se pencher sur l’élection des membres de la Commission de l’UA, ainsi que sur la situation prévalant au Mali, et bien d’autres. Le ministère soudanais des Affaires étrangères a réagi estimant que la décision du Malawi est une grande victoire pour la diplomatie soudanaise. La diplomatie soudanaise a réalisé une grande victoire en résistant au plan de la CPI, qui a essayé de limiter les mouvements du président Béchir, lit-on dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle Suna. Le Malawi a ratifié le statut de Rome, fondateur de la CPI, ce qui l’oblige en théorie à  arrêter le président Béchir en cas de venue sur son territoire, ce qui n’est pas le cas de l’Ethiopie. Début mai, la présidente du Malawi, Joyce Banda, avait souhaité qu’Omar el Béchir ne participe pas au sommet, afin de ne pas mécontenter les bailleurs de fonds internationaux. Mais la Commission de l’UA avait enjoint le Malawi d’inviter tous les chefs d’Etat du continent, y compris le président soudanais, sous peine de déplacer le sommet, avait rapporté à  la radio d’Etat le vice-président du Malawi, Khumbo Kachali. Le président soudanais est, depuis 2009, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI qui l’accuse de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis à  l’encontre des habitants du Darfour, une région de l’ouest du Soudan. L’UA reproche à  la CPI, et en particulier à  son procureur sortant Luis Moreno-Ocampo, de focaliser ses enquêtes sur l’Afrique et d’avoir mis en danger le processus de paix au Soudan en inculpant Omar el Béchir, premier chef d’Etat en exercice poursuivi par la juridiction internationale. Parmi les pays africains qui poussent l’UA à  adopter une ligne dure contre la CPI figure notamment le Kenya, dont quatre ressortissants, dont l’actuel vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, candidat à  l’élection présidentielle de mars prochain, doivent comparaà®tre pour leur rôle présumé dans les violences ayant suivi le dernier scrutin présidentiel de décembre 2007.

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