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« Forum pour la paix et une transition apaisée»

Depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, le Mali vit une situation exceptionnelle, que d’aucuns qualifient de déplorable pour sa démocratie. Compte tenu de ce qui s’y passe aujourd’hui, et avec le rôle de la presse, la Maison de la presse entend jouer tout son rôle dans la recherche de solutions à  la crise malienne. Pour sensibiliser et mobiliser autour de la lutte contre la violence et pour une transition apaisée au Mali, il a été décidé – avec l’accord des autres structures de la presse malienne, de plusieurs intellectuels et diplomates maliens – l’initiation d’une pétition qui aboutira à  la mise en place d’une plateforme. Il s’agira, autour d’une grande rencontre de trois jours, de débattre des différents thèmes et sous-thèmes s’y rapportant. Forum pour la paix dans une transition apaisée. C’’est l’intitulé des assises qui s’ouvriront ce vendredi à  la Maison de la presse du Mali à  Bamako sous la coupole des Associations Professionnelles de la Presse (Assep-Urtel-Groupe) et la Délégation de l’Union Européenne. Echanges francs Les trois ateliers thématiques porteront sur les thèmes  : «Â Rôle et responsabilité de la presse pour une transition apaisée », «Â Comment instaurer un dialogue national pour une transition réussie ? » et «Â Quelle contribution de la classe politique et de la société civile pour la libération par le dialogue des régions du nord du Mali occupées par les rebelles ? ». Différentes communications meubleront cette première journée qui sera présidée par Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, avec pour modérateur Mamadou Konaté, avocat. Il sera question de savoir si « le débat politique doit-il être objectif ? » Les participants entendront les points des principaux tendances qui ont marqué l’après putsch. Il faut citer entre autre, le Front uni pour la démocratie et la République (F, la Copam, l’Alliance des démocrates et patriotes pour une sortie de crise (ADPS), IBK 2012 et la Coalition sauver le Mali. « La société civile dans et face au débat politique » est un autre sous thème qui sera présenté par les représentants de la société civile. Le sous thème 3 qui porte sur la « Communications et échanges spécifiques » enregistrera le point de vue des religieux et des traditionnels. Le rôle du journaliste Le second thème de la journée est d’une pertinence avérée. Il traite de la « Liberté de communiquer et limites absolues ». Il sera conduit par un autre panel conduit par Sambi Touré et Mahamane Hamèye Cissé, respectivement directeur de publication de «Â Info matin » et du journal «Â Le Scorpion ». Les journalistes, peuvent-ils tout dire ? Peuvent-ils tout montrer ? Ces professionnels de la presse écrite donneront des éclaircissements à  l’opinion par rapport à  ces questionnements. Le dernier sous thème traitera du « Respect de la loi et violations nécessaires ». s’agissant du thème 3 : « Le Mali, entre soulèvements, guerre, rébellions au Nord et crise institutionnelle au Sud : Solutions ? » il sera développé par les politiques comme Tiébilé Dramé (Président du Parena), Moussa Mara (Yelema) et Mountaga Tall. Si le premier volet de leurs intervention se penchera largement sur «Â les causes profondes de la crise », le second dégagera les voies et moyens pour une transition apaisée au Mali. Par ailleurs, les thématiques « Sommes-nous en panne de solutions ? » et «Â Quelles solutions par le dialogue ? » seront élucidées par le représentant du Collectif des ressortissants du nord, les représentants des religieux et de l’armée. l’élaboration des résolutions et recommandations clôtureront la journée du dimanche 1er juillet. Au terme des trois jours de travaux, «Â les populations doivent avoir compris les exigences liées à  la non-violence. Toutes devront s’impliquer pour une transition apaisée », indique Makan Koné, président de la Maison de la presse du Mali.

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