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Walaha lance son projet humanitaire : ‘‘Le désert pour seul refuge »

Les premiers coups de canon au Mali ont fait déplacer des milliers de personnes dans les pays limitrophes. Aujourd’hui cette guerre a fait près de 300.000 réfugiés que l’on retrouve éparpillé en Mauritanie, au Niger et au Burkina-Faso. Des enfants, de jeunes maliens, se sont vus contraints d’abandonner les routes qui mènent au savoir, leurs cahiers et leurs espaces de loisirs pour se retrouver avec leur famille dans le désert burkinabé, entre autres, à  une quarantaine de kilomètre de la frontière de leur pays. Fort d’une expérience de quatre ans dans les écoles maliennes et avec les jeunes non scolarisés de plusieurs localités du Mali, Walaha entend en faire profiter à  tous ces jeunes réfugiés. Leur offrir l’occasion de s’exprimer et de partager leurs opinions, leurs besoins, leurs craintes, leurs ambitions et leurs espoirs à  travers ces outils d’information et ces moyens artistiques. Journaldumali.com : Qu’est-ce que le projet Walaha, à  qui s’adresse t-il ? Fousseini Diakité : Walaha est un groupement de jeunes de diverses qualifications ( arts plastiques, théâtre, animation et technique radio, informatique, design, multimédia). Nous sommes consultants en événementiel culturel et toute rencontre de jeunesse. Créateur et promoteur de spectacles! Nous avons un centre de loisirs pour enfants, un festival d’arts numériques et de technologies mobiles appelé « Ciné à  Dos » qui a deux ans. Walaha s’adresse à  un public jeune/enfant donc aussi aux parents! Vous avez lancé un projet humanitaire «Â  Le désert pour seul refuge » à  l’intention des enfants réfugiés du Burkina ? : Fousseini Diakité : Oui c’est un projet collaboratif, le premier du genre au Mali ou tout le monde peut contribuer et recevoir une contrepartie (voir dans les articles sur le blog)! La première étape sera les provinces du Soum et de Loudalan au nord du Burkina Faso et nous poursuivrons dans d’autres camps si celui-ci marche. En fait c’est plus qu’un centre de loisirs car les enfants feront surtout des reportages vidéo, radio et photo sur leur quotidien dans les camps et ces œuvres seront exposées au Mali et en France pour récolter des fonds en collaboration avec d’autres structures spécialisées. Nous, nôtre boulot sera la production des œuvres de témoignages ! Journaldumali.com : Quel bilan faà®tes-vous des activités de la structure Walaha en 4 ans ? Fousseini Diakité : Houla ! Je dirai un bilan mitigé, car nous avions une certaine ambition en ouvrant ce projet, un Gie (groupement d‘intérêt économique ), mais nous ne sommes toujours pas bien compris par le Mali, je veux dire le gouvernement et les Maliens en général. La plupart des projets que nous avons réussi on été accompagné plutôt par des structures étrangères à  savoir l’Ambassade de France au Mali qui a financé un de nos projets sur 2 ans, le projet « à‰change » qui consistait à  former les élèves aux métiers de la radio, du théâtre, de l’écriture dans une vingtaine de lycées à  Bamako, Koulikoro, Sikasso; et la coopération Suisse, Helvetas, qui a financé le même projet dans les localités de Sikasso, Bougouni, Kolondièba. Et cette année, Orange Mali qa soutenu la 2ème édition du festival « Ciné à  Dos ». Normalement prévu pour le 23 mars passé mais les événements nous ont amener à  annuler l’édition prévue pour Sélingué pour faire une édition spéciale ici à  Bamako. Par la force des choses qui se sont succédées dernièrement, on a perdu la maison que nous avions en location au quartier Hippodrome pour le siège. Nous sommes maintenant à  bacodjikoroni ACI ouest. Malgré tout, nous avons pu toucher plus de 15.000 jeunes et enfants avec nos projets à  travers des formations, voyages et échanges…

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