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Saouti Haidara, doyen de la presse, tabassé par des hommes encagoulés

Après avoir été arrêté jeudi 12 juillet au soir, à  ses bureaux de l’ACI aux environs de 21h, Saouti Labass Haidara, doyen de la presse et directeur du journal L’Indépendant, a été emmené avec brutalité par des hommes encagoulés. « Ils sont venus le chercher au bureau. Ils ont tiré en l’air pour intimider le personnel et brutalisé notre patron », raconte un journaliste. C’était vers 21h30. Ils ont ensuite emmené Saouti Haidara sur la route Sénou vers l’aéroport. Après avoir été battu par ces individus mal intentionnés, l’homme qui a pu être suivi par ses collaborateurs, a été relâché 4h après et transporté à  la clinique mère-enfant du Luxembourg.  » Nous y avons passé toute la nuit et ils lui ont cassé une main ! », précise un journaliste de la rédaction. On ignore pour le moment le motif de cet acte brutal. C’est un comble ! Des violations de plus en plus grave à  la liberté de la presse au Mali perdurent désormais . Depuis, le début de la crise politique, de nombreux journalistes ont subi les foudres des militaires. Birama Fall du « Prétoire » a lui été interpellé par la Sécurité d’Etat tout comme Chahana Takiou du « 22 Septembre ». Abderahmane Keita de l’Aurora a été tabassé il y a une semaine par des hommes. Citons aussi le cas d’Abdoulaye Barry d’Africable, recherché par les militaires pour avoir voulu diffuser une interview sur la chaà®ne panafricaine. Indignation générale Aujourd’hui, c’est l’indignation généale après l’agression du doyen de la presse. Saouti Haidara souffre de plusieurs contusions et d’une fracture de la main. Le président de l’Union nationale des journalistes du Mali (UNAJOM), Ibrahim Famakan Coulibaly et celui de la maison de la presse de ce pays, Makan Koné, ont « condamné » cet acte. M. Koné a annoncé « la tenue d’une Assemblée générale dès ce vendredi matin à  8 heures (heure locale) à  la Maison de la presse, qui sera suivie d’une marche de protestation contre cet enlèvement et les précédents ». M. Koné a aussi annoncé « la suspension de toutes les publications au Mali à  partir de lundi prochain, toujours dans le cadre de la protestation ». Pour sa part, le président de l’UNAJOM a « appelé le gouvernement malien à  prendre des mesures et dispositions urgentes afin qu’on arrête les enlèvements des journalistes. Celui-ci a précisé que ce qui est en cours inquiétant et que le Mali n’est pas habitué à  cela ». L’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) s’était inquiétée en mai des violations de la liberté de la presse au Mali depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars, qui a accéléré la chute du nord du pays aux mains de groupes armés.

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