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Coalition pour le Mali : que peuvent-ils pour le nord ?

A quoi sert une autre coalition ? Surtout lorsqu’elle est constituée d’une myriade d’associations qui se sont créées au lendemain de la crise du nord et qui peinent à  trouver une solution pour le nord du Mali. Cette interrogation d’une ancienne ministre du régime d’ATT, présente au lancement de la Coalition pour le Mali, ce jeudi 26 juillet à  l‘hôtel Salam de Bamako, a donné le ton de la rencontre. La Coalition pour le Mali regroupe le Collectif des élus du nord, les associations des ressortissants des sept cercles du Sahel occidental, des associations de ressortissants de cercles, des partis politiques, syndicats, intellectuels et des personnalités indépendantes. Concertations de fond Ladite coalition qui s’était réunie en Mai dernier, à  l’initiative du PARENA, pour constituer un bureau de composé de membres éminents comme Tiébilen Dramé, 1er vice président, Younouss Hamèye Dicko, 3è vice président ou encore Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam, a cette fois procédé au lancement officiel de ses activités, avec une thématique à  l’ordre du jour : « Nord Mali, quelle mobilisation pour quelles solutions de sortie de crise ? ». Un thème certes pertinent, mais qui s’inscrit dans un contexte o๠la cohésion nationale fait défaut, et au moment o๠le Premier ministre doit rapidement constituer un gouvernement de large ouverture nationale, alors que sa tête est demandée par le Front Uni pour la sauvegarde de la Démocratie(F. « La rencontre s’inscrit surtout dans l’idée d’une contribution positive à  la résolution du conflit armée, dira Gabouné Keita, Président de la Coalition, avec l’éventualité de rencontres informelles avec les mouvements armés du nord . » Minimum patriotique De son côté, Tiébilen Dramé, président du parti Parena et vice président de la coalition, dira dans son discours d’ouverture, que le Mali traverse sa plus grave crise institutionnelle depuis les indépendances et que le but de la coalition est d’accompagner l’action du gouvernement. En quoi faisant ? En débattant, en dégageant des réflexions sur la sortie de crise au nord. «Â  Il est surtout primordial d’explorer jusqu’au bout l’option des négociations même avec un MNLA en perte de vitesse, et Ansar Dine, sans toutefois exclure la préparation de l’intervention militaire. Mais lorsque celle-ci tarde à  voir le jour, Dramé répond qu’il faut saluer «Â La résistance armée volontaire » des mouvements d’auto défense comme Ganda Koy (les maà®tres de la terre en sonhrai). Et de mentionner «Â le Mouvement Sonni Ali Ber » ou le front «Â Nous pas bougé », à  condition qu’ils s’inscrivent aux côtés des forces armées du pays, et non dans une logique de milices et de règlements de compte intercommunautaires. En clair, «Â l’intifada populaire », serait peut-être une option à  condition qu’elle soit maà®trisée. Ces actions demandent évidemment une implication de tous, rappelle l’homme politique, tout comme elles invitent la classe politique malienne à  se remettre en cause, en vue d’instaurer une culture du débat démocratique et pluriel. Dans la salle, pourtant, certains mentionnent à  juste titre, que les populations du nord, soumises aux diktats des islamistes, en ce mois béni de ramadan, ont encore et toujours besoin d’assistance, en attendant l’arrivée des soldats. Aussi la feuille de route, de la Coalition pour le Mali, à  défaut de celle du gouvernement de Cheick Modibo Diarra, espère répondre à  toutes les interrogations. Une feuille de route qui devra être présentée aux plus hautes instances nationales et même sous régionales, en vue d’aider le Mali à  redevenir, un et indivisible ! Signalons enfin qu’à  côté de cette rencontre, se tenait un autre meeting, celui du Collectif des ressortissants du nord (COREN). On se demande alors, pourquoi le COREN, qui comprend des branches de ressortissants de Goundam, Niafunké, Tombouctou et autres localités du nord, ne s’allierait pas à  la Coalition pour le Mali. Le combat n’est-il pas le même au fond ?

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