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Spécial « Questions d’Actualité » sur l’ORTM : Bozola marque des points

l’ORTM a surpris son monde ce jeudi 26 juillet 2012. Les téléspectateurs et les auditeurs ont pu constater pour une fois ce qu’on appelle la passion du service public. Bozola a enfin daigné donner force aux arguments à  travers un ‘’ Spécial questions d’Actualité ». Au menu, la crise sociopolitique et institutionnelle dans laquelle s’est engluée le Mali depuis le 22 mars dernier. Sur le ‘’ring » du journaliste Boubacar Touré, trois pugilistes : Amadou Koà¯ta du Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et de la République( F, Adama Traoré de la(Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) et Moussa Mara de CSM(Convergence pour sauver le Mali). Les Maliens on eu droit à  un débat plutôt policé mais franc, dépouillé de toute passion comme souhaité par le journaliste , qui a bien joué son rôle d’arbitre. Au premier round, les invités ont réagi aux propos crus du diplomate français, Laurent Bigot sur la déliquescence de l’Etat malien et qui fait le buzz sur la toile. Sur cette question, les invités ont reconnu la faiblesse et l’incurie de l’Etat. Toutefois Amadou Koà¯ta a mis un bémol à  cette analyse, car selon lui, C’’est le coup d’Etat qui a ouvert la boà®te de Pandore. Sortir du débat manichéen Loin des coups de poing d’Adama Traoré et d’Amadou Koà¯ta, Moussa Mara, dans une posture centriste, a demandé à  sortir du débat manichéen autour du coup d’Etat qui est maintenant derrière nous. Il a plutôt proposé de fédérer les intelligences, les énergies et les compétences au service du gouvernement. C’’est à  ce prix selon lui, qu’on trouvera la solution pour le renouveau du Mali. Deuxième round : le gouvernement d’union nationale. Ici convergence de vues entre les panellistes : oui au gouvernement d’union nationale qui est une nécessité vitale mais non à  la démission du premier ministre Cheick Modibo Diarra. Fidèle à  la ligne de son regroupement, Amadou Koà¯ta est le seul à  demander le départ du gouvernement qui a « montré ses limites ». Au troisième round l’arrivée de Dioncounda ne gêne pas outre mesure. Elle pourrait même faire avancer les choses. Sauf qu’elle ne doit pas, dit-on, entraver les concertations pour une solution consensuelle à  la malienne. Au dernier round, les invités ont envoyé des uppercuts aux forces d’occupations du nord en imputant la chute du nord à  la gestion approximative et complaisante de l’ancien régime. Ils ont ensuite tous reconnu la vertu du dialogue sans exclure la guerre qui peut permettre au Mali de récupérer les 2/3 de son territoire. A la fin du débat, un seul vainqueur : la démocratie malienne. Vivement le prochain débat !

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