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Les pays pauvres à nouveau menacés par la hausse du prix des céréales

«Â Il faut empêcher les flambées à  court terme des prix alimentaires d’avoir des conséquences dommageables à  long terme pour les habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète ». Le président de la Banque mondiale, Kim Yong Kim, est inquiet. Alors qu’au début du mois de juin, les analystes prédisaient une baisse des prix après les nouvelles récoltes, la sécheresse aux à‰tats-Unis, première puissance agricole, a entrainé une hausse du cours des céréales. D’après les projections il n’y a pas de véritable menace de pénurie pour l’instant. Mais les stocks sont bas et, à  l’échelle mondiale, les récoltes resteront tributaires de la météorologie, d’o๠la menace d’une plus forte instabilité des prix.    La Banque mondiale et ses partenaires disent suivre de près l’évolution de la situation, afin de pouvoir accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place de politiques qui aideront les populations à  mieux faire faceÂ à  cette crise. Une menace pour les plus pauvres « Lorsque les prix des denrées alimentaires augmentent fortement, les familles réagissent en retirant leurs enfants de l’école et en consommant de la nourriture moins chère et moins nutritive, ce qui peut avoir des effets désastreux sur le bien-être social, physique et mental de millions de jeunes, tout au long de leur vie ». Ainsi, à  court terme, indique le président du Groupe de la Banque mondiale, des mesures comme les programmes d’alimentation scolaire, les transferts monétaires conditionnels ou les dispositifs de ‘nourriture contre travail’ peuvent soulager les pauvres. Et, pour empêcher les flambées des prix alimentaires d’avoir des conséquences dommageables à  long terme pour les habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète, la Banque mondiale pense qu’à  moyen et long terme, le monde a besoin de politiques solides et stables, ainsi que d’investissements agricoles soutenus dans les pays pauvres. Prendre des mesures Le Groupe se tient prêt à  aider les pays clients via un certain nombre de mesures. A savoir, l’expansion de l’investissement dans l’agriculture et les secteurs connexes, recommandations pour l’action publique, financement accéléré, Programme mondial multi-donateurs pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, instruments de gestion du risque. à‰viter de nouvelles « émeutes de la faim » en Afrique De plus, l’institution coordonne ses actions avec celles des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire, ainsi qu’avec celles des organisations non gouvernementales. Elle s’investit également dans l’amélioration de la transparence des marchés des denrées alimentaires et aider les à‰tats à  prendre des mesures adaptées face aux envolées des prix mondiaux de ces produits. Ces mesures pressent d’autant plus que la hausse du prix des denrées alimentaires de première nécessité fait courir un risque d’instabilité en Afrique. On se souvient des « émeutes de la faim » qui avaient secoué en 2008 plusieurs pays africains. Alors que le prix de nombreuses denrées alimentaires de base a connu une vive hausse, le contexte actuel est, selon l’analyse de la Banque mondiale, différent de celui de la crise de 2008. à€ l’époque, le prix du riz et du blé avait le plus progressé dans une tendance générale d’augmentation des prix des céréales, avant de diminuer sensiblement en 2009 sous l’effet d’un accroissement substantiel de l’offre provenant d’agriculteurs désireux de tirer parti de la hausse des prix.

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