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Procès sur l’agression de Dioncounda Traoré : verdict le 28 août pour les responsables de la COPAM

Le 21 Mai 2012, des dizaines de milliers de manifestants en colère ont pris d’assaut le palais présidentiel de Koulouba et agressé le président par intérim Dioncounda Traoré. A l’origine de la marche qui a précédé l‘agression, la COPAM, la coordination des associations patriotiques du Mali, un mouvement po-junte et dirigé par Housseini Amion Guindo, syndicaliste, ainsi que d’autres leaders de mouvances sympathisantes. Ce jour là , une convention nationale avait été prévue et devait désigner un nouveau président pour la transition en la personne du capitaine Amadou Haya Sanogo, lequel se dérobera à  cette initiative visant à  le placer sur orbite. Si la convention a été boycottée par bon nombres de leaders politiques pro-junte, les choses ont par la suite mal tourné ce 21 Mai. Animés d’une haine incontrôlée pour le président Dioncounda, les manifestants ont orchestré un lynchage sans précédents sous l’œil impassible des bérets verts censés assurer la sécurité du président et dont les Maliens se souviendront longtemps. Surtout, C’’est la perte totale des repères d’une société basée sur des valeurs de respect et la crédibilité des institutions de la République qui ont été mises à  mal ce jour là . La suite, on la connaà®t…. Comparution Ce mardi 7 Août, Housseini Guindo, le Professeur Younouss Hamèye Dicko (RDS) et Rokiatou Sanogo ( MP 22) ont comparu ensemble au Tribunal correctionnel de la Commune III de Bamako, et sont accusés par le président Karamoko Diakité : Des charges que les accusés réfutent en insistant sur le fait que la convention nationale proposée, ne saurait être assimilée à  des troubles à  l’ordre public pour paraphraser Rokia Sanogo du MP 22. Du reste, cette comparution vient en renfort de celle des leaders du mouvement «Â Yéréwoloton », qui réclament toujours la démission de Dioncounda Traoré. Ce dernier est rentré le 27 juillet à  Bamako et s’apprête à  nommer un nouveau gouvernement de transition après les vives critiques formulées contre la gestion de Cheick Modibo Diarra. Accusés de vouloir semer une atmosphère délétère au Mali, la marche entamée aux abord de l’Assemblée Nationale par les sympathisants de Yéréwoloton, dont Bakari Boré est le leader a vite été dispersée par les forces de l’ordre tout comme celle prévue par la COPAM ce mercredi a été annulée. Pour les responsables de la COPAM, cités dans l’agression de Dioncounda Traoré, les charges pèsent toujours. Notamment sur l’illégalité de la convention du 21 mai, qui n’avait été validée par aucune autorité de la transition et qui a conduit au pire… Après d’intenses discussions, l’audience des responsables de la COPAM a été repoussé au 28 Août.

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