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Côte d’Ivoire: sale temps pour les pro-Gbagbo

Le dernier en date à  goutter aux affres de la détention est Laurent Akoun, secrétaire général du FPI. Il a été arrêté par les autorités ivoiriennes à  Adzope (à  80 km d’Abidjan), ce dimanche 26 août. C’’est une personnalité de haut rang du parti de Laurent Gbagbo qui est ainsi interpellée. Aucune information officielle n’a pour l’instant été donnée par rapport aux raisons de cette arrestation, du côté du gouvernement. Arrêté manu militari Mais le FPI a publié un communiqué qui relate les circonstances de l’interpellation. « M. AKOUN Laurent, a été interpellé au corridor de l’entrée nord d’Adzopé, par une dizaine de FRCI commandée par le chef de brigade de gendarmerie de ladite ville […]». Selon le FPI, des dirigeants du parti se seraient rendus quelques minutes plus tard à  la brigade de gendarmerie d’Adzopé o๠les gendarmes présents ont affirmé « ne rien savoir de toute l’opération ». « Depuis, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent reste introuvable » précise le communiqué qui indique également qu’à  «la lumière de ce développement nouveau, la Direction du FPI se réunira dans les toutes prochaines heures pour aviser ». Il faut signaler que l’adjoint de M. Akoun, Alphonse Douati, est détenu quant à  lui depuis déjà  huit jours pour « atteinte à  la sûreté de l’Etat », pour son lien présumé avec les attaques contre les FRCI. Acharnement, selon les pro-Gbagbo Il y a deux jours, C’’est le porte-parole de l’ancien président Justin Koné Katinan qui était arrêté dans son exil ghanéen à  Accra. Le ministère ghanéen de l’Information a confirmé officiellement son arrestation vendredi. l’homme, arrêté à  l’aéroport international d’Accra, est visé par un mandat d’arrêt international émis par Abidjan pour « crimes économiques ». Selon les officiels ghanéens, la demande ivoirienne d’extradition visant Justin Koné Katinan sera examiné dans les prochains jours. Il est peu probable qu’elle aboutisse, M. Koné disposant du statut de réfugié politique le protégeant de cette mesure. Selon sa défense, il ne pourrait bénéficier d’un traitement équitable de la part de la justice ivoirienne. l’opposition ivoirienne a condamné cette énième arrestation, arguant que le régime Ouattara se livrait à  une véritable chasse aux sorcières. De nombreux journaux titraient ce lundi avec cette arrestation, insistant sur le fait qu’aucune information n’avait été donnée sur ses motifs et aucun mandat d’arrêt présenté lors de l’interpellation. Pour rappel, la presse ivoirienne d`opposition avait suspendu vendredi pour deux jours ses parutions. Ces journées « presse morte » étaient organisées pour protester contre l`attaque du 19 août visant le siège d`un groupe de presse pro-Gbagbo. Notre voie, quotidien du parti de l`ancien président, le Front populaire ivoirien (FPI), et cinq autres journaux pro-Gbagbo étaient ainsi absents des kiosques ce week-end.

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