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AFRICITES 2012 : la vision de Bamako pour les 20 prochaines années

AFRICITES est un forum important des pays africains pour la promotion de la décentralisation, du développement local et de la bonne gouvernance. Elle est organisée par l’Association « Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique » (CGLUA). Notre capitale participe à  cette rencontre pour 3 raisons fondamentales : se positionner dans l’espace ouest-africain et mettre en valeur ce que la ville peut offrir dans un contexte de développement urbain de l’Afrique ; se soumettre à  la critique et aux questionnements de haut niveau, afin d’améliorer la réflexion et relever le défi de la gouvernance urbaine, qui est de convaincre tous les acteurs de Bamako de se positionner sur quelques axes stratégiques de développement urbain, de se les approprier et de les défendre. Ces dernières décennies, nous assistons à  un développement sans précédent de nos villes, du fait d’une croissance démographique exceptionnelle. Notre capitale qui a connu 5,4% d’augmentation de sa population depuis 2009, est l’une des plus importantes en Afrique. Cet accroissement de la population doit s’accompagner de la fourniture de services de base dans divers domaines tels l’éducation, la santé, l’eau potable, l’assainissement, le logement et la mobilité urbaine, etc. Afin d’atteindre cet objectif, l’Etat a mis au C’œur de sa politique, le développement urbain. C’’est ainsi qu’avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, de nombreux projets et programmes ont été exécutés ou sont en cours. Pour le maire du district, les défis à  relever, dans le cadre du développement urbain dans l’agglomération bamakoise, sont énormes. Il a noté que les voies et moyens pour endiguer les problèmes qui se posent au développement de notre territoire restent à  diagnostiquer et à  définir. « A ces contraintes, s’ajoute une gestion multi acteurs qui pourrait nécessairement encourager la concertation et la collaboration. Cette croissance urbaine unique, si elle n’est pas étudiée, maà®trisée et planifiée dès maintenant, constituera un problème majeur néfaste pour la cohésion sociale du territoire, au lieu d’en faire un facteur de croissance économique donc un atout pour l’agglomération », a développé Adama Sangaré qui s’est réjoui du fait que notre capitale dispose d’atouts comme un réseau routier dense et un aéroport de classe internationale. De quoi en faire une attraction pour les investisseurs. « Dans le but de mettre en commun des différents projets de développement, une large concertation est indispensable pour une vision stratégique du territoire pour les 20 prochaines années », a soutenu l’édile de la capitale pour qui « cette vision stratégique pourra être portée à  la connaissance d’autres experts, mise en débat au cours de cette session spéciale à  Dakar et s’enrichira d’expériences nouvelles d’autres villes continentales et intercontinentales ».

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