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Edito : Douentza, dernier vestibule avant la guerre ?

La prise de Douentza n’en est pas une. Mais une simple consolidation de la présence du Mujao dans cette zone, o๠il circulait déjà . l’effet de communication est malgré tout bien passé. La nouvelle, relayée par les médias internationaux, a une fois de plus réussi, à  créer l‘inquiétude chez les Maliens. Après Douentza, que va-t-il se passer ? Jusqu’o๠comptent -ils s’arrêter ? A quelle résistance feront face nos assaillants? Des préoccupations nationales qui ne semblent pas alarmer un gouvernement d’Union nationale, plus occupé à  s’installer à  Bamako, qu’à  gérer véritablement la question du nord. On nous rabâche pourtant l’option négociation, les pourparlers, du reste, engagés par des initiatives citoyennes comme celle de la «Â Coalition pour le Mali », en lieu et place des autorités de transition. Quels sont les urgences du gouvernement, alors que les groupes armés sont désormais positionnés à  170 km de Mopti et que l’armée compte des éléments à  Konan, une ville située à  120 km de Douentza. l’affrontement est-il pour bientôt ? Côté gouvernement, on assure que les hommes sont à  l’entraà®nement, sont formés, rééquipés, en vue de cette libération tant attendue du nord. Du côté, des occupants, la provocation elle n’a plus de limites. En témoigne l’annonce de la mort présumée d’un diplomate algérien retenu depuis le 5 Avril, par le Mujao. En attendant, il faut négocier. Mais que négocier lorsque des populations subissent tous les jours des violations de leurs droits des brimades quotidiennes. A défaut des milices d’autodéfense ou des groupes de jeunes, qui s’entraà®nent en catimini à  Bamako, l’histoire retiendra la longue hésitation de Bamako face à  ses assaillants.

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